Commerce international
Droits de douane : Trump persiste
La cour suprême des États-Unis a estimé que le président Donald Trump avait été trop loin sur les droits de douane imposé aux autres pays, mais celui-ci persiste.
La cour suprême des États-Unis a estimé que le président Donald Trump avait été trop loin sur les droits de douane imposé aux autres pays, mais celui-ci persiste.
Dans une décision rendue le 20 février, la Cour suprême des Etats-Unis a infligé un sérieux revers au président américain, Donald Trump, en ce qui concerne sa politique agressive de surtaxes tarifaires. À une majorité de six juges contre trois, la Cour a estimé que le locataire de la Maison Blanche avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des droits de douane sur de nombreux produits entrant aux États-Unis.
Pour mettre en œuvre sa politique, Trump s’est appuyé sur un texte de 1977 autorisant théoriquement l'exécutif à agir dans le domaine économique sans aval préalable du Congrès dès lors qu'une « urgence économique » était identifiée. Mais cette loi « n'autorise pas le président à imposer des droits de douane », a insisté le juge John Roberts, président de la Cour suprême.
La réaction de Donald Trump n' pas tardé ; le président des Etats-Unis a signé le jour même un décret, entrant en vigueur le 24 février pour une durée de 150 jours, imposant un droit de douane «mondial » de 10 %, qu’il a annoncé faire passer à 15 % lors d’une nouvelle intervention le lendemain. De rares exceptions concernent des produits pharmaceutiques et des importations couvertes par l’accord États-Unis-Mexique-Canada.