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Eco-phyt' : un nouveau GIEE dans la région

Depuis septembre et la reconnaissance de leur GIEE Eco-phyt’, un groupe d’agriculteurs de la région s’investit dans la recherche de solutions pour allier environnement, qualité de l’eau, fertilité des sols et productivité de leurs cultures gourmandes en produits phytos.

Les agriculteurs ont déjà participé à des formations du Groupe Carré, ici en fertilisation du sol et compaction.
Les agriculteurs ont déjà participé à des formations du Groupe Carré, ici en fertilisation du sol et compaction.
© © D. R.




Qu’ont en commun les cultures de pommes de terre, de betteraves, de céréales et d’endives ? Elles présentent toutes une forte consommation de produits phytosanitaires. «Or, nous sommes assez pessimistes sur les futures homologations de matières actives, annonce Philippe Leclercq, directeur développement du Groupe Carré. Les agriculteurs disposent de moins en moins de solutions chimiques pour leurs cultures.»
L’entreprise du Pas-de-Calais, spécialisée en négoce  agricole, a donc pris le taureau par les cornes : «On s’est aperçu que les polyculteurs avaient les mêmes inquiétudes que nous. Alors nous avons rassemblé un noyau d’agriculteurs motivés pour trouver des solutions alternatives, et nous avons créée le GIEE (Groupements d’intérêt économique et environnemental) Ecophyt’.» Il faut dire que le Groupe Carré est engagé dans la recherche, notamment depuis 2015 et la création de sa ferme pilote en agroécologie performante, à Gouy-sous-Bellonne (62), et des groupes de travail et de recherche Carré performance qui en découlent.

Des agriculteurs de toute la région
Le projet a été présenté en début d’été dernier à la Draaf, qui a accueilli le projet les bras ouverts. «Nous sommes visiblement une région pauvre en GIEE», commente Philippe Leclercq. L’association a été reconnue en septembre 2018.
Aujourd’hui, trente-cinq agriculteurs de tous les départements des Hauts-de-France, qui cultivent des céréales, pommes de terre, betteraves ou endives, composent le groupe, et les intéressés sont les bienvenus. Des partenaires de taille l’ont aussi rejoint : McCain, Vitalis, Tereos, France endives, Agence de l’eau… Le GIEE va certainement être divisé en plusieurs groupes, pour un travail plus efficace.
Ensemble, les membres ont décidé de se concentrer sur trois axes : les matériels et techniques écophyto, la fertilisation et la conservation des sols, et l’agrobiodiversité. Le Groupe Carré leur a déjà permis de participer à des formations sur ces différents thèmes.
La première étape consiste à réaliser un audit de départ HVE3 (Certification de haute valeur environnementale de niveau 3) dans toutes les exploitations membres. Ghislain Leprince, animateur du GIEE, prépare les agriculteurs à cet audit. «Il sert surtout de bilan fait dans chaque exploitation. Si l’agriculteur veut s’investir, je dresse alors avec lui un plan d’actions, qui doit permettre, à terme, de remplir tous les critères.» Un objectif de baisse de 30 à 35 % d’utilisation des produits phytosanitaires est souvent dressé.
L’action principale : «Nous travaillons sur la base des IFT par le traitement de l’eau. On parle alors d’itinéraire technique, de conditions de traitement, de choix des produits, de matériel…», précise Ghislain Leprince. Mais cette réflexion ne peut pas être menée seule. «Nous devons absolument avoir une réflexion globale. Pour diminuer les phytos, il ne s’agit pas simplement de diminuer les traitements. Il faut réunir toutes les conditions pour qu’une plante soit en bonne santé. Elle saura ainsi mieux lutter contre les maladies et les ravageurs, et elle absorbera mieux les produits.» Choix variétaux, travail mécanique du sol, mise en place de haies, diversification des cultures (une réflexion est notamment menée sur l’implantation de chanvre), entre autres, sont donc au programme.

 

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