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Elevage : boucle BVD : est-ce obligatoire ?

La boucle BVD connaît un franc succès, mais des doutes et interrogations remontent du terrain, voire des malentendus. Est-ce obligatoire ou pas ?

Boucle BVD : est-ce obligatoire ou pas ?
Boucle BVD : est-ce obligatoire ou pas ?
© D. R.

L’assemblée générale du GDS a voté une résolution dans ce sens le 5 juin dernier. En tant qu’adhérent, vous devez donc suivre les orientations du groupement. D’un point de vue législatif, et donc juridique, un arrêté national doit conforter cette décision professionnelle dans les mois qui viennent. En cela, le programme BVD est comparable au programme varron des années 2000. Il vous est donc toujours légalement possible de commander des boucles normales.
Lorsque la loi passera, vous aurez un «train de retard» sur les dépistages, ce qui aura des conséquences, en particulier lors de la vente d’animaux. Comme en IBR (élevage non indemne), une prise de sang avant départ sera exigée pour vérifier que le bovin n’est pas porteur du virus de la BVD (IPI).

Vacciner et boucler : quel intérêt ?
Tout d’abord, il n’est pas rare qu’un éleveur vaccinant son troupeau, parfois depuis plusieurs années, ait la grande (et mauvaise) surprise de découvrir un IPI en bouclant !
La vaccination, même réalisée dans les règles (et c’est loin d’être toujours le cas), peut laisser passer le virus au travers des mailles du filet : injections ratées, vaccin mal conservé, oubli d’un lot d’animaux ou dépassement de délai, schéma vaccinal non adapté, pression virale trop forte, etc.
D’un autre côté, la boucle ne remplace évidemment pas le vaccin. Si elle permet de donner une alerte précoce en cas de contamination du troupeau, elle ne le protège pas des assauts du virus (introduction, voisinage, portage passif matériel ou humain…). En revanche, le dépistage collectif doit, à terme, éradiquer le virus, et donc rendre inutile toute vaccination qui, sans cela, demeure un investissement à fonds perdus sans porte de sortie. Vous ne devez donc pas «payer deux fois» sur un long terme.
Pourquoi ne pas rendre obligatoire la vaccination ? L’expérience montre qu’il est difficile aujourd’hui de miser sur des programmes vaccinaux obligatoires, et l’exemple récent de la fièvre catarrhale l’a bien montré :
coût individuel et collectif élevé (pour une bonne efficacité, l’acte doit être confié au vétérinaire), méfiance à l’égard des vaccins (effets secondaires présupposés). Enfin, une vaccination massive (seule) peut masquer une circulation latente de l’agent pathogène (exemple de la fièvre aphteuse). En conclusion, si elle est indiquée en fonction de certains risques, la vaccination doit être maintenue en complément du bouclage.
Et si mon voisin ne fait rien ? Si la conviction ne suffit pas, le décret attendu dans les prochains mois apportera la solution en permettant des limitations de mouvements et autres sanctions.

Dois-je boucler les mort-nés ?
Si votre cheptel est connu infecté (antécédents, veaux découverts viropositifs), il y  a peu d’intérêt, d’autant que cela n’est pas exigé par le règlement de l’identification. Dans le cas contraire, c’est fortement recommandé, car le mort-né est souvent le premier signe d’alerte de la présence du virus.
Dans tous les cas, le résultat du mort-né permet de valider le statut de la mère s’il n’est pas déjà connu.
60 Ä pour éliminer un IPI : ça ne fait pas le compte. Certes, mais c’est un service que l’on rend, car ce veau est une non-valeur à terme et un danger pour le troupeau ! En revanche, en cas de nombreux veaux IPI, une aide complémentaire de la Caisse régionale de solidarité est à l’étude.

Pourquoi contrôler la mère d’un veau IPI ?
Pour vérifier qu’elle-même n’est pas IPI (à moins qu’elle ait donné naissance antérieurement à un veau non IPI), ce qui est peu probable, mais possible (on voit certaines vaches de trois ou quatre veaux qui ressortent IPI). D’une façon générale, il est recommandé, après la découverte d’un veau IPI, de mener une investigation par des prises de sang sur les deux générations précédentes et les vaches sans descendance contrôlable. Des aides sont prévues au niveau du GDS. Raison de plus pour ne pas tarder à rentrer dans le programme !


La mise en place nécessite une prise
en main au départ

- Lisez attentivement la notice, plutôt bien illustrée
- Commencez toujours par boucle préleveuse (à droite)
- De préférence à deux pour une meilleure contention
- Les erreurs les plus fréquentes : ne pas placer le pointeau, c’est l’aiguille (ou trocart) de prélèvement qui perce l’oreille. Le plus simple est de garder la pince traditionnelle pour l’oreille gauche, et donc de réserver la pince jaune (sans le pointeau) pour l’oreille droite
- Une fois la boucle posée, l’aiguille, restée sur la pince et contenant le fragment de cartilage, doit être fermée par un capuchon en plastique transparent portant une vignette (au n° du veau), livré avec les boucles. Pour cela, après en avoir recouvert l’aiguille, il faut «redonner» une légère pression de pince pour le verrouiller. A défaut, le prélèvement peut s’échapper et le dispositif arriver vide au laboratoire
- Enfin ne pas oublier de coller la vignette adresse labo sur l’enveloppe
- L’enveloppe peut accueillir trois prélèvements, mais n’attendez pas trop pour la poster, surtout en été (pas plus d’une semaine)
En cas de doute sur la marche à suivre, contactez-nous !

Des factures non reçues ont perturbé l’appel de cotisation

Près des deux tiers des adhérents n’ont pas reçu leur appel de cotisation cet été, par suite d’un incident technique au niveau de la société prestataire de l’envoi (filiale de La Poste). Des relances ont donc été envoyées, faute de pouvoir différencier les paiements tardifs des factures originales non reçues (un duplicata est alors transmis à la demande). Nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément, indépendant de notre volonté.

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