Aller au contenu principal

Elevage : Pulp’Mix, une ration équilibrée et prête à l’emploi

Depuis octobre 2018, Tereos propose Pulp’Mix aux éleveurs : une prestation de mélange à la ferme pour une ration équilibrée et prête à l’emploi. Francis Coulon, éleveur laitier de Buigny-L’Abbé, témoigne des bénéfices.

Pour réaliser la ration en grande quantité, une grosse mélangeuse se rend à l’exploitation. Francis Coulon a utilisé 303 t en quatre mois pour sa petite centaine de vaches laitières.
Pour réaliser la ration en grande quantité, une grosse mélangeuse se rend à l’exploitation. Francis Coulon a utilisé 303 t en quatre mois pour sa petite centaine de vaches laitières.
© A. P.



Finie la préparation de la ration à la mélangeuse tous les matins. Pour sa petite centaine de laitières (220 vaches au total), Francis Coulon, installé avec son frère à Buigny-L’Abbé, a désormais recours au Pulp’Mix. Il s’agit d’une prestation que développe Tereos depuis un peu plus d’un an. Le principe : le mélange à la ferme en grande quantité, qui assure un stock prêt à l’emploi. Une technique prouvée dans l’est de la France depuis une dizaine d’années, que Tereos, qui valorise ses pulpes de betteraves auprès des éleveurs, est le seul à décliner dans la région.
«Le jour de la livraison des coproduits, un prestataire vient avec une grosse mélangeuse. L’éleveur doit, au préalable, préparer les ingrédients qu’il souhaite mélanger. On peut en intégrer jusqu’à une dizaine. Le chantier est réalisé en une ou deux journées selon le volume souhaité, qui dépend souvent de la capacité de stockage», explique Mélanie Blondiaux, responsable du service betteravier du site Tereos d’Attin (62). Cette prestation a un coût de 8 €/t.
Des essais ont avant tout été menés en partenariat avec le lycée agricole de Rethel (08). «Depuis deux ans, ces essais ont montré que des animaux bien nourris et en bonne santé améliorent leur production laitière de 4 %. Et le Pulp’Mix permet justement une meilleure efficacité alimentaire», assure Mélanie Blondiaux.

Réduction du temps et du coût
Chez Francis Coulon, 303 t ont ainsi été mélangées en novembre 2018, à un rythme de 30 à 45 t par heure, soit une journée de travail. Correcteur azoté, ensilage d’herbe, enrubannage de luzerne, maïs ensilage, pulpe surpressée, et comix composent la ration, étudiée au préalable avec le conseiller technique d’Avenir conseil élevage. «Le premier avantage est le gain de temps. Je gagne un bon quart d’heure pour nourrir, car je n’ai plus qu’à mélanger le Pulp’Mix avec du maïs ensilage», confie l’éleveur. Un agriculteur qui choisirait d’utiliser le Pulp’Mix sans aucun autre ajout pourrait même se passer de mélangeuse. Un atout considérable car, avec l’élevage, 225 ha de cultures, une société de production d’électricité et une autre de compostage, les 2,3 UTH de l’exploitation doivent être optimisées.
Un autre avantage, non négligeable, est la diminution du coût alimentaire. «Les 303 t devaient me permettre de nourrir trois mois. Finalement, j’ai eu assez de réserve pour un mois supplémentaire, car la ration est d’une bonne qualité, et les vaches mangent en moins grande quantité pour autant d’apport. Au lieu de 23 kg VL, je compte 19 ou 20 kg/VL.» De 121 €/1 000 le lait, l’éleveur a vu son coût de production descendre à 97 €/1 000 l. «Cela compense largement le prix de la prestation.» Gain de temps, meilleure efficacité alimentaire, notamment grâce à un pH régulier, réduction des coûts… «Le bien-être est aussi bien pour l’animal que pour l’éleveur», sourit Francis Coulon.
Ce dispositif est aujourd’hui opérationnel prioritairement dans les secteurs agricoles Tereos d’Attin, de Lillers et de Boiry. Dix Pulp’Mix ont, pour l’instant, été réalisés dans sept élevages. Ce mardi, Francis Coulon renouvelait d’ailleurs son stock pour plusieurs mois.


Un boudin pour une bonne conservation

Tereos propose aussi aux éleveurs de conserver leur stock de pulpes en silo boudin. «Une solution pour pallier le manque de place», annonce Mélanie Blondiaux, responsable du service betteravier du site Tereos d’Attin (62). Il consiste en un tube de bâche plastique, fermé à une extrémité pour le remplir. Ce boudin hermétique permet de réaliser des plus petits silos qui avanceront plus rapidement, ce qui limite l’échauffement. Les pertes au stockage sont également réduites, car la densité du silo est supérieure de 20 à 30 % par rapport à un couloir. La chambre d’agriculture estime à environ 300 € HT/ha le coût de ce silo boudin, qui peut être envisagé pour un silo de transition, pour un autre site que le site principal, ou en tant que silo estival lorsque les vaches à l’herbe consomment moins d’ensilage.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Foire de Pâque Montdidier
A Montdidier, une foire de Pâques entre tradition populaire et vitrine agricole, malgré l’absence de concours

Dès les premières heures de la matinée, ce lundi 6 avril, les rues du centre-ville de Montdidier vont se remplir pour la…

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Champagne : 40 % des bourgeons gelés

En zone champagne, 40 % des bourgeons auraient été détruits par le gel, selon l'interprofession. 

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde