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Élevage ovin
Éloïse Outtier et Jules Carré, meilleurs jeunes bergers des Hauts-de-France, en route pour Paris

À Mennessis, la finale régionale des Ovinpiades a révélé les deux jeunes talents qui représenteront les Hauts-de-France à la finale nationale au Salon de l’agriculture à Paris. Technique, rigueur et passion ont marqué cette journée dédiée au métier de berger.

Le 20 janvier dernier, la Ferme d’Isabelle Villocq à Mennessis (02) accueillait la finale régionale Hauts-de-France des Ovinpiades des jeunes bergers. Trente-sept jeunes, issus de six établissements agricoles de la région, se sont affrontés toute la journée autour d’épreuves directement inspirées du quotidien des éleveurs de brebis.

Âgés de 16 à 24 ans, les participants ont démontré technique, rigueur et engagement à travers le contrôle de l’état de santé et de l’état corporel des animaux, le parage des onglons, le tri des brebis à l’aide du lecteur électronique, le choix du bélier ou encore la pose de clôtures électriques. À noter que cette épreuve a été récemment introduite dans la région pour répondre aux besoins accrus de pâturage additionnel. Les candidats ont également testé leurs connaissances avec deux quizz, portant sur la reconnaissance des races ovines et les chiffres clés de la filière.

Au terme d’une journée riche en adrénaline, ce sont Éloïse Outtier, de l’Institut de Genech (59), et Jules Carré, du Lycée agricole de Vervins (02), qui se sont imposés comme les meilleurs jeunes bergers de la région. Ils représenteront les Hauts-de-France à la finale nationale des Ovinpiades, qui se tiendra le samedi 21 février 2026 au Salon international de l’agriculture à Paris, face à 38 autres finalistes venus de toute la France.

Un métier attractif et tourné vers l’avenir

Les Ovinpiades offrent aux jeunes une immersion complète dans le métier de berger et constituent une véritable vitrine pour l’avenir de la filière ovine. Alors que celle-ci traverse un moment clé de transmission — avec chaque année 500 départs et 500 installations — l’objectif est clair : produire davantage d’agneaux français pour réduire la dépendance aux importations.

Aujourd’hui, 56 % de la viande ovine consommée en France est importée. La filière vise ainsi la production d’un million d’agneaux supplémentaires par an, grâce à des éleveurs formés, polyvalents et engagés.

Cap sur la finale nationale à Paris

Les finales régionales, puis la finale nationale, sont l’occasion de mettre en lumière l’attractivité du métier auprès des jeunes. Pour beaucoup, c’est l’opportunité de travailler au grand air, de tisser un lien fort avec les animaux et de s’épanouir dans un métier qui offre autonomie et diversité des tâches. La filière ovine se distingue par une forte féminisation, une ferme sur trois étant aujourd’hui dirigée par une femme, et par un cycle de production relativement court qui assure un revenu rapide aux jeunes installés.

Avec la préparation de la finale nationale qui approche, Éloïse et Jules porteront haut les couleurs de la région Hauts-de-France et démontreront que le territoire regorge de jeunes talents prêts à s’engager pour l’élevage ovin et l’avenir de la filière.

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