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Phytosanitaires
En France, le vote imminent sur le glyphosate fait monter la tension

Alors que la dernière ligne droite sur le renouvellement du glyphosate apparaît à Bruxelles, les ONG appellent Macron à voter contre, la FNSEA à voter pour, tandis que le gouvernement se félicite d’une baisse de consommation de 20 %.

glyphosate
© Nadège Petit - AgriZoom

À deux jours d’un vote des États membres de l’UE sur le renouvellement pour dix ans de l’autorisation du glyphosate, Générations futures, Foodwatch, WeMoveEurope et UFC Que choisir appellaient Emmanuel Macron à « soutenir l’interdiction » de l’herbicide controversé, dans un communiqué commun le 11 octobre. Une pétition lancée en sens par une trentaine d’associations a recueilli plus de 577 000 signatures, arguent les quatre associations. Cette pétition fait écho à une enquête européenne de l’agence Ipsos faisant apparaître que plus de 70 % des Français estiment que le glyphosate devrait être interdit, ajoutent-elles. Pour les quatre organisations, la récente reconnaissance par le FIVP d’un cas d’exposition in utero a priori au glyphosate (affaire Théo Grataloup) constitue « un rebondissement majeur que nos décideurs ne peuvent ignorer ».

Le même jour, dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau rappelle l’engagement du président de la République à « ne jamais laisser d’agriculteurs sans solutions ». Une promesse faite à l’occasion du discours du locataire de l’Élysée sur la planification écologique, le 25 septembre. « Soyez cohérent et portez une réponse positive pour la réhomologation du glyphosate au niveau européen », presse Arnaud Rousseau. La réhomologation est pour lui une condition sine qua non pour « gravir l’Everest » de la décarbonation, via notamment l’agriculture de conservation.

« Encore faut-il des alternatives partout »

Interrogé sur France Info le 10 octobre sur le vote de la France le 13 octobre, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran s’est contenté de réitérer la position française. « La France considère qu’il n’y a pas vocation à reconduire pendant dix ans, en faisant comme s’il n’y avait pas des alternatives qui se développent, l’utilisation du glyphosate. Mais encore faut-il qu’il y ait des alternatives partout », a-t-il déclaré.

Dans son projet de règlement publié le 20 septembre, la Commission européenne propose que les États membres « puissent » fixer des conditions ou des restrictions d’utilisation s’il existe d’autres méthodes pratiques de contrôle ou de prévention des adventices ayant moins d’impact sur la biodiversité que le glyphosate. Mais Paris souhaite que leur déploiement soit « harmonisé au niveau européen ». Olivier Véran a également affirmé au micro de la radio publique que la France « a réduit déjà de 20 % la consommation de glyphosate ». Interrogé, le cabinet du ministre de l’Agriculture a précisé qu’il s’agit d’une « baisse de 20 % des quantités de substances actives ven- dues en 2022 par rapport à la moyenne 2015-2017 ».

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