Betteraves
En juillet 2005, les betteraviers picards montaient à Bruxelles pour défendre leur avenir
Le 18 juillet 2005, 8 000 betteraviers européens convergent vers Bruxelles pour protester contre le projet de réforme de l’Organisation commune de marché (OCM) sucre. Parmi eux, de nombreux planteurs venus de Picardie. Cette mobilisation traduit l’inquiétude d’un territoire dont l’économie agricole et industrielle est historiquement structurée autour de la betterave sucrière.
Le 18 juillet 2005, 8 000 betteraviers européens convergent vers Bruxelles pour protester contre le projet de réforme de l’Organisation commune de marché (OCM) sucre. Parmi eux, de nombreux planteurs venus de Picardie. Cette mobilisation traduit l’inquiétude d’un territoire dont l’économie agricole et industrielle est historiquement structurée autour de la betterave sucrière.
En juillet 2005, le message des betteraviers est clair : «Nous voulons un avenir !», rapporte L’Action agricole picarde du 22 juillet de la même année. En Picardie, la betterave fait vivre des centaines d’exploitations, alimente un réseau dense de sucreries et soutient toute une filière logistique et agro-industrielle. La réforme présentée par la Commission européenne, adoptée le 22 juin 2005, est perçue comme une remise en cause directe de cet équilibre.
Depuis les années 1960, le système des quotas sucriers et des prix garantis assure une relative stabilité aux planteurs. Mais au début des années 2000, la donne change brutalement. En avril 2005, l’Union européenne est condamnée par l’Organisation mondiale du commerce pour ses subventions à l’exportation. Sous la pression internationale, notamment du Brésil, premier producteur mondial de sucre, Bruxelles engage une réforme profonde du secteur.