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En Wallonie, on peut chasser jusqu'à 4 personnes

Alors que les chasseurs français restent suspendus à des dérogations aux règles de confinement lié au Covid-19, la province belge de Wallonie autorise la pratique à condition de ne pas rassembler plus de 4 personnes.

Sans chasse, la région wallonne craint une explosion des dégâts liés à la présence de grands animaux.
Sans chasse, la région wallonne craint une explosion des dégâts liés à la présence de grands animaux.
© Pixabay

« C'est mieux que rien », estiment certains chasseurs installés de l'autre côté de la frontière franco-belge. Le 29 octobre, suite à des instructions liés à l'interdiction de certaines activités en Belgique pour faire face à la pandémie de Covid-19, le ministre chargé de l'Agriculture en région wallonne, Willy Borsus a précisé que « toutes les pratiques de chasse réunissant plus de quatre personnes sont interdites ».

Autrement dit, les pratiques de chasse réunissant jusqu'à 4 personnes maximum – c'est le cas par exemple de la chasse à l'affût -, « restent autorisées moyennant un strict respect des règles sanitaires élémentaires ». Parmi ces mesures, le port du masque, la distanciation sociale, le lavage des mains...

Pour le ministre Willy Borsus, « la priorité absolue doit être la santé publique et la sécurité sanitaire », a-t-il déclaré le 29 octobre. Quid des conséquences de l'interdiction des chasses collectives sur les populations de gibier et les dégâts qui pourraient être occasionnés par une trop grande présence d'animaux ? « Je suis conscient qu'une telle mesure d'interdiction aura des conséquences importantes sur les possibilités de prélèvements de gibier », explique le ministre wallon à la tête d'une délégation large qui englobe l'économie, le commerce extérieur, la recherche et l'innovation, le numérique, l'agriculture ou encore l'aménagement du territoire.

Gérer la question des dégâts

Le risque est d'autant plus important que ces nouvelles mesures de suspension des chasses collectives viennent s'ajouter aux contraintes liées à la peste porcine africaine (PPA). Pour Willy Borsus, il pourrait donc bien y avoir des difficultés à « boucler » certains plans de chasse. Quant à la question des dégâts occasionnés par la faune sauvage et leur indemnisation, il s'agit pour le membre du gouvernement wallon « d'une question qui doit également être gérée ».

Une rencontre sur « les conséquences de cette interdiction » devait se tenir aujourd'hui, vendredi 30 octobre, dans la matinée, avec le Département de la nature et de la forêt (DNF), les représentants des chasseurs ainsi que les villes et communes propriétaires de domaines forestiers, indique un communiqué du ministère de l'Agriculture auquel la chasse est rattachée en Wallonie.

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