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Face caméra, des consommateurs prêts à payer plus cher leur lait

La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) a mis en ligne il y a quelques jours une vidéo dans lesquels des consommateurs se disent prêts à payer le lait et les produits laitiers… à condition que cela profite aux producteurs.

A Amiens, comme à Abbeville, les consommateurs se disent prêts à payer le lait plus cher mais au bénéfice du producteur.
© V.F.

Producteur de lait, « c’est un métier qui est vital. Il en faut partout parce que sans eux, on serait perdu… » Ce témoignage, c’est celui d’un jeune consommateur recueilli à sa sortie de la galerie marchande d’un hypermarché d’Abbeville (80). Comme lui, le 30 janvier dernier, d’autres consommateurs ont répondu positivement aux éleveurs de l’Union des producteurs de lait de Picardie (UPLP) leur demandant s’ils accepteraient de payer quelques centimes de plus pour une brique de lait, des yaourts ou tout autre produit laitier. A une très large majorité, ils ont répondu « oui », mais à une condition : que cette augmentation profite aux producteurs.

Quelques jours plus tard, c’est à Amiens, dans une autre enseigne de la grande distribution que l’UPLP renouvelait l’expérience. Les réponses étaient, quant à elles, toujours à peu près les mêmes.

Ailleurs en France, à l’appel de la FNPL, d’autres organisations d’éleveurs étaient amenées à dupliquer cette opération de sensibilisation. A la clé, le recueil de témoignages de consommateurs jugés précieux pour pouvoir ensuite les diffuser en vidéo ; et faire pression sur le secteur de la distribution.

Dans une première vidéo diffusée depuis quelques jours sur la plateforme Youtube, on retrouve des extraits de l’opération menée par la FNPL sur un marché parisien. Puis la caméra se déplace dans une grande surface du Mans (72), avant de se poser à Amiens – l’extrait est à 1 min 46 – et Abbeville à 1 m 41. 

Vidéo FNPL

Entre déception et espoirs

Milieu de semaine dernière, les éleveurs samariens ayant participé à cette opération étaient plutôt satisfaits, voire rassurés : « C’est plutôt encourageant de voir que les consommateurs comprennent notre situation et que leur premier critère d’achat est l’origine », constatait ainsi Bernard Mancaux.

Malgré tout, on pouvait toutefois ressentir une certaine déception : « Au final, même si on le soutien des consommateurs, ce n’est pas si simple que cela… Il faudrait plus de transparence dans la répartition des marges ! », espérait M. Bouthors.

Cette semaine, dans les colonnes de l’Action agricole picarde, le président de l’UPLP, Valentin Crimet regrette « qu’entre le producteur et le consommateur, la distance et les intermédiaires soient nombreux ». Conséquence ? « Quand le consommateur observe une hausse en rayon, le producteur n’en voit que peu la couleur », estime-t-il. Quant aux effets de la loi Egalim sur le prix payé aux éleveurs, « elle a un peu changé les règles du jeu, mais les joueurs sont restés les mêmes, avec le même état d’esprit qui consiste à toujours embrouiller le consommateur, et payer à vil prix le producteur ». Pour l’éleveur installé à Huchenneville, au sud d’Abbeville, il y a donc urgence à ce que « l’Etat veille à ce que les intermédiaires s’y mettent (…) et à ce que la valeur ajoutée soit justement répartie ».

Le lien vers l'épisode 1 de la vidéo de la FNPL : https://www.youtube.com/watch?v=7qfgVVn_-dY&feature=emb_logo

 

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