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Farine : production et consommation stables

L’Association nationale de la meunerie française a dressé un bilan des acticités de son secteur pour l’année écoulée.

La France compte 369 entreprises de meunerie.
La France compte 369 entreprises de meunerie.
© G. Omnès

La meunerie française se compose de 369 entreprises qui regroupent 435 moulins. Quatre entreprises présentes au niveau national (Nutrixo, Moulins Soufflet, Grands Moulins de Strasbourg et Axiane meunerie) représentent 42 moulins et 55 % du blé écrasé en France, soit, 3,08 Mt. Quatorze entreprises couvrent plusieurs régions. Avec 37 moulins, elles assuraient 25 % de l’écrasement contre 22 % en 2012. Par ailleurs, 51 entreprises régionales, avec 56 moulins, assurent 14 % de l’écrasement et 300 entreprises départementales, avec 300 moulins, représentent 6 % du blé écrasé.

La panification principal marché
En France, la production de farine est restée relativement stable entre 2012 et 2013 et atteint 4,38 millions de tonnes, exportations comprises. En 2013, la consommation de farine sur le marché intérieur a été de 4,07 millions de tonnes, avec une baisse de 9 024 tonnes par rapport à 2012. Les utilisations de farine panifiable ont progressé de 1,1 % sur le marché intérieur. Les exportations se sont élevées à 615 990 tonnes, en hausse de 0,7 %.
Avec 64,6 % des tonnages, la panification reste le principal marché de la farine en France. En 2013, 2,62 millions de tonnes de farine ont été utilisées en panification, soit une augmentation de 1,1 % par rapport à 2012. L’activité en boulangerie artisanale a enregistré un recul de 0,9 % ; avec 1,5 million de tonnes de farine utilisées, tandis que la boulangerie industrielle a vu son activité augmenter de 5,4 %, avec 890 172 tonnes. La boulangerie artisanale représente 36,9 % de la totalité des débouchés de la farine sur le marché intérieur et 57,2 % des débouchés en panification. La boulangerie industrielle vient ensuite avec 21,9 % des parts de marché intérieur et 33,9 % des parts de marché de la panification. Les ateliers de boulangerie en grandes surfaces ont conservé 5,7 % des parts de marché de la panification, avec 232 172 tonnes, en baisse de 1,2 % par rapport à 2012.

L'industrie en retrait
Le deuxième marché de la farine est celui des industries utilisatrices (biscuiterie, biscotterie, panification fine…). Il est en retrait de 2,7 % avec 1 133 063 de tonnes utilisées. Ces industries représentent 27,9 % des débouchés de la farine. Quant au marché de la farine en sachet, il connaît de grandes variations. Après avoir enregistré une chute de 10 % des volumes en 2011, suivie d’une croissance de 4 % en 2012, la farine destinée aux «sachets» a enregistré une baisse de 2,6 % en 2013.
La meunerie française a réalisé un chiffre d’affaires (marché intérieur et export) de 2,24 milliards d’euros en 2013, contre 2,15 milliards d’euros en 2012. Cette augmentation de 4,2 % traduit la répercussion partielle sur le premier semestre 2013 de la hausse moyenne des cours de blé de la campagne 2012-2013 d’environ 22 % par rapport à la campagne précédente.
Pour situer la meunerie hexagonale dans un contexte plus large, il est utile de préciser que la meunerie européenne est composée de 3 800 moulins de petite et moyenne taille qui emploient près de 45 000 salariés. Ils produisent environ 35 millions de tonnes de farine dont environ 70 % sont destinés à la panification. La farine de seigle représente 1,90 Mt dont 40 % sont produits en Allemagne (la France en a produit 15 630 tonnes en 2013). Le chiffre d’affaires de la meunerie européenne s’élève à 15 milliards d’euros.

Les meuniers hexagonaux utilisent du blé français
Les meuniers français utilisent quasi exclusivement du blé français : ils sélectionnent les variétés selon les débouchés de la farine (panification, biscuiterie…). La meunerie hexagonale est le premier utilisateur de blé sur le marché intérieur, suivi par l’alimentation animale. Elle a écrasé, au cours de la campagne 2013/2014, 17 % du blé commercialisé en France. En 2013, les importations en provenance de l’UE n’ont représenté que 2 % des blés mis en oeuvre par les meuniers français, soit 116 988 tonnes. Pour la récolte 2014, les variétés recommandées par la meunerie représentent 36 % des surfaces cultivées.

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