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Santé animale
FCO : en attendant les clarifications de l’État, la Région vient en aide aux éleveurs

Lors de la séance plénière du Conseil régional des Hauts-de-France du jeudi 3 octobre, ses élus devaient valider le plan d’aide régional destiné aux éleveurs bovins et ovins touchés par la FCO.

Au 25 septembre, 457 foyers sont recensés en Picardie, dont 52 dans la Somme.
Au 25 septembre, 457 foyers sont recensés en Picardie, dont 52 dans la Somme.
© GDS Picardie

Après avoir rencontré des éleveurs de l’Aisne touchés par la FCO puis participé à une réunion de crise avec la profession agricole des Hauts-de-France la semaine dernière (lire en page 7), la vice-présidente chargée de l’Agriculture à la Région Hauts-de-France, Marie-Sophie Lesne, devait présenter hier, le jeudi 3 octobre, des mesures d’accompagnement aux éleveurs. Ces mesures, a précisé l’élue lors d’une conférence de presse le 1er octobre, «sont un premier jet» alors que la région compte plus de 1 000 foyers. Ceux-ci, a encore détaillé Mme Lesne, se trouvent majoritairement dans les départements du Nord et de l’Aisne, et dans une moindre mesure dans les départements du Pas-de-Calais, de la Somme et de l’Oise.

 

Deux types d’aides

Concrètement, au travers de son plan exceptionnel d’aide, la Région s’engage à prendre en charge 70 % de la réalisation des tests de fertilité chez les ovins, sur la base d’un prix de 35 € par test. En ce qui concerne les bovins, la même mesure est activable, avec un coût différent (150 €). Pour cette mesure, la Région annonce consacrer une enveloppe de 
100 000 €. La seconde mesure présentée hier lors de la séance plénière du Conseil régional consiste à une prise en charge partielle par la collectivité des frais financiers liés à des aménagements de dette ou au recours à l’emprunt court terme. Pour cette mesure, une enveloppe de 135 000 € devait être proposée.

 

Répondre à l’inquiétude des éleveurs

En adoptant un plan exceptionnel d’aide aux éleveurs touchés par la FCO, la Région Hauts-de-France dit «vouloir palier une incertitude sur l’indemnisation des éleveurs s’agissant d’un sérotype (3) que l’on ne connaissait pas jusqu’à présent en France». Or, a justifié Marie-Sophie Lesne, «nous n’avons jusqu’à présent pas d’information sur ce que l’État compte faire alors que les éleveurs sont inquiets». Une fois que ce plan d’aide est épuisé, la Région n’exclut pas de mettre en œuvre un second volet destiné à la recapitalisation. Comme à chaque fois que la profession agricole est en détresse, l’exécutif du Conseil régional a fait sienne la problématique en sollicitant le gouvernement.

En ce qui concerne la FCO, pas d’exception. Alors qu’Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture du gouvernement Barnier, devait se rendre hier au Sommet de l’élevage pour y faire des annonces, Marie-Sophie indiquait le 1er octobre avoir «écrit à la ministre, dès sa nomination. On l’a notamment invitée à venir se rendre compte de la situation. J’espère maintenant qu’elle prendra toute la mesure de cette crise et que des décisions seront prises en matière d’indemnisation, avec le plus grand dénominateur commun. Nous espérons que la mortalité sera prise en charge à 100 %. Cela ne doit pas être une charge pour les éleveurs qui sont déjà confrontés à d’autres difficultés.» Quant à la procédure de demande d’aide régionale, «elle sera simple», a encore promis Marie-Sophie Lesne.

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