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FDSEA : proximité et combativité renforcées

Retour du conseil d’administration de la FDSEA du 6 décembre.

La FDSEA de la Somme a tenu son conseil d’administration le 6 décembre.
La FDSEA de la Somme a tenu son conseil d’administration le 6 décembre.
© AAP


Forte mobilisation ce mardi 6 décem­bre à la FDSEA, qui tenait son dernier conseil d’administration de l’année. Une année dure, intense et âpre à tous les niveaux du syndicat, impliqué dans de nombreux dossiers réglementaires ou de fond en 2016, auxquels s’est violemment rajoutée la difficulté économique grandissante sur de nombreux critères. Le conseil d’administration a, dans un premier temps, validé une réaffectation des équipes administratives pour renforcer tous les maillons du réseau dans les tâches d’accompagnement et d’animation territoriale. C’est ainsi que six colla­borateurs sont dorénavant spécifiquement détachés comme référents des problématiques locales, à raison d’un par arrondissement (cf. carte).
Leur mission est d’appuyer les élus locaux, de remonter et d’intervenir sur les problématiques propres aux adhérents de leurs zones et de faire vivre avec les élus leurs programmes locaux d’animation syndicale. Une mission d’autant plus nécessaire que la conjoncture de 2016 a accru le besoin d’information, de compétences et de soutien pour tous les agriculteurs samariens.
Cette organisation prend effet immédiatement, et s’appliquera donc lors des futures assemblées générales cantonales, où il y sera traité non seulement les dossiers de conjoncture, mais aussi lancé la réflexion sur le futur réseau syndical. La carte «cantonale» actuelle ne correspondant plus à la définition administrative des cantons, la FDSEA lancera, lors des assemblées générales cantonales, une consultation générale autour des aspirations de chacun pour bâtir des structures territoriales cohérentes, construites avant tout sur la relation de proximité avec les agriculteurs et assurant aussi leur représentativité face aux cantons officiels et aux intercommunalités.
Un chantier qui s’étalera sur l’année 2017, puisqu’il faudra à la fois définir le futur découpage territorial, mais aussi le ratifier statutairement à tous les étages. Sans qu’il s’agisse de la priorité 2017, car elles seront sans doute nombreuses, cela n’en restera pas moins un fil conducteur. Car des dossiers épineux, il y en a !

Les zones vulnérables
A commencer par le sujet des zones vulnérables. En effet, en signant un arrêté de zonage le 17 novembre 2016, le Préfet de Région, préfet coordonnateur de bassin, a déclenché un compte à rebours juridique. La FDSEA avait, en effet, entériné un principe simple : conditionner son offensive sur tout arrêté de zonage au fait qu’il y ait ou non des conséquences sur les ouvrages de stockage. Les discussions avancent positivement sur cet axe, avec les tra­vaux et analyses conduites par la Chambre d’agriculture et la DDTM, mais l’aboutissement ne pourra pas avoir lieu avant mi-2017, alors que tout recours contre l’arrêté de zonage doit avoir lieu dans les deux mois suivant sa signature. Dès lors, à titre de prévention, le conseil d’administration a voté à l’unanimité, moins deux abstentions, le fait de déposer un recours gracieux puis, éventuellement ad­ministratif, contre l’arrêté de zona­ge, sur la base des approximations et des divergences du document cadre soumis à la consultation officielle, et qui a servi de rapport technique pour l’ensemble des institutions qui se sont prononcées.
Pour l’heure, toute la Somme est classée en zone vulnérable, à l’exception de la seule commune de Cayeux-sur-Mer. Les conséquences sont qu’il faudra en 2018 disposer de capacités de stockage d’effluent «suffisantes» ; c’est-à-dire soit d’un volume supérieur aux minimas imposés par l’Etat, soit d’un volume suffisant aux regards des possibilités d’épandage de l’exploitation (calendrier et rotations). Dès lors, ce sont bien les dispositions réglementaires d’épandage à venir qui réduiront ou non le besoin de stockage.
En tout état de cause, il n’y a pas de conséquence sur la conditionnalité pour les communes basculant en zone vulnérable cette année, contrairement à ce que laissent sous-entendre certains prestataires des services réglementaires. C’est un sujet phare qui sera bâti en assemblée générale cantonale, car il implique à la fois du réglementaire, mais aussi de l’économique au travers du renforcement des crédits de développement qui y seront déployés. Tout ne peut être synthétisé en quelques lignes.

Les prairies permanentes
Enfin, reste le sujet des prairies permanentes pour lequel la profession dispose à l’heure actuelle de toujours aussi peu d’éléments. Une réunion est programmée ce jeudi 8 décembre à Amiens, en présence d’un représentant du ministère, qui viendra présenter les chiffres et analyses du ministère. Pour l’heu­re, le conseil d’administration de la FDSEA reste ferme. «Qu’on commence par enlever des statistiques de retournement des prairies qui ont quitté l’agriculture pour d’autres usages (habitations, etc.), et qu’on prenne en compte tous les fourrages cultivés, car il y en a de plus en plus, et ensuite, seulement, on aura une vision agronomique de ces ratios, et non une vision technocratique.» Pas sûr que ces éléments soient amenés à la table ce jeudi, ce qui risque de tendre les débats.
Enfin, le conseil d’administration a avancé sur la préparation de l’assemblée générale 2017. Celle-ci aura lieu le vendredi 10 février, avec comme intervenant majeur Xavier Beulin. Il y présentera les grandes lignes qu’il défend dans le projet de la FNSEA pour l’agriculture française, son combat contre la réglementation, et répondra à toutes les questions des adhérents présents, notamment dans le cadre du huis clos calé le matin. De quoi susciter un grand intérêt, et donc réserver d’ores et déjà la date.

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