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Ferme 3.0 : une association régionale pour booster l'agriculture des Hauts-de-France

Le 29 octobre dernier, l’association Ferme agro-écologie 3.0 en Hauts-de-France, organisait, au siège de l’Inra, sa première assemblée générale.

De gauche à droite : Philippe Touchais et Christophe Buisset, respectivement trésorier et président de l’association Ferme agro-écologie 3.0 en Hauts-de-France, animaient la première assemblée générale de l’association.
De gauche à droite : Philippe Touchais et Christophe Buisset, respectivement trésorier et président de l’association Ferme agro-écologie 3.0 en Hauts-de-France, animaient la première assemblée générale de l’association.
© Florence Guilhem

«Le savoir, c’est le pouvoir». Et la clé de la réussite. Tel est bien là l’un des enjeux de la Ferme agro-écologie 3.0. Pour l’atteindre, Jean-Marie Deleau, agriculteur à Aizecourt-le-Haut, a accepté, en 2015, d’accueillir dans son exploitation la Chambre d’agriculture de la Somme et Agro-Transfert ressources et territoires pour bâtir avec eux l’agriculture de demain. Comment ?  A partir d’expérimentations in situ d’innovations technologiques, numériques et agronomiques à l’échelle de la parcelle (20 ha), et de démonstrations en grandes cultures à l’échelle de la ferme (320 ha). Parmi les thématiques retenues : la télédétection des adventices et la modulation phytosanitaire ; la robotique et le guidage ; les capteurs et la gestion des données ; la fertilité des sols.
Ces thématiques dépassant largement le cadre du département, les membres fondateurs de la Ferme 3.0 (les trois précités, ndlr) ont décidé d’inscrire leur démarche à l’échelle régionale, en créant, en avril dernier, l’association Ferme agro-écologie 3.0 en Hauts-de-France. «Derrière ce projet, la volonté est de réfléchir comment on peut aider l’agriculture de cette région à aller plus loin demain», indique Christophe Buisset, président de la Chambre d’agriculture régionale des Hauts-de-France et actuel président de l’association, dont la première assemblée générale se tenait au siège de l’Inra, à Estrées-Mons, ce lundi. Autre raison de la création de cette association : tisser un maillage territorial de travail sur les nouvelles technologies, qui soit exploitable dans tous les réseaux, en rassemblant les partenaires scientifiques, techniques et économiques.
«L’association, tient cependant à préciser Philippe Touchais, responsable productions végétales à la Chambre d’agriculture de la Somme, directeur opérationnel de la Ferme 3.0 et trésorier de l’association, a une mission circonscrite à la contribution d’idées et au partage des résultats des programmes d’expérimentation et de démonstration du ‘living lab’ Ferme agro-écologie 3.0. Elle ne se substitue pas aux partenaires fondateurs et instances existantes pour le pilotage de l’exploitation agricole, ainsi que des différents programmes associés

Elargir le réseau et diffuser le savoir
Après trois campagnes, la Ferme agro-écologie 3.0 s’est donc dotée d’une association pour organiser le transfert des innovations. Autour du collège des fondateurs (quatre administrateurs), deux nouveaux collèges ont été proposés : le collège recherche, développement et formation (quatre administrateurs), et le collège partenaires économiques (quatre administrateurs). Les douze administrateurs composeront le conseil d’administration. «Les acteurs territoriaux telles que les collectivités et les associations peuvent également participer en tant que membres associés, pour l’heure», ajoute Philippe Touchais. En élargissant le réseau au maximum, cela permettra de diffuser à plus grande échelle les références, «car le réseau des chambres d’agriculture ne couvre pas tout le monde», relève Christophe Buisset.
Car la priorité des priorités est bel et bien, pour l’association, la validation des références acquises sur la Ferme 3.0 avec celles des autres partenaires pour faciliter le partage et la diffusion de références aux agriculteurs des Hauts-de-France, afin de faire avancer l’agriculture régionale. Parmi les références ciblées, que l’association souhaite diffuser en priorité, trois thématiques ont été retenues : la modulation intraparcellaire des intrants (engrais et phytosanitaires), le pilotage et la gestion des données de l’exploitation, et les itinéraires techniques revisités pour la protection intégrée et la fertilité des sols.
Autre objectif poursuivi par l’association : créer une communauté régionale pour favoriser le développement de projets collaboratifs entre les membres de l’association, notamment dans le cadre d’appels à projets et d’initiatives partagées avec des acteurs d’autres régions.
Des projets collaboratifs avec des consortiums et des partenaires locaux sont aussi dans la feuille de route de la Ferme agro-écologie 3.0, ainsi que l’accueil d’incubateurs d’innovation, des visites et des formations, la création d’une plateforme et la capitalisation des données, ou encore une candidature au réseau Digiferme, réseau de fermes numériques. «Soit autant de pistes pour la Ferme agro-écologie 3.0, qui n’étaient pas forcément définies au départ. C’est aussi pour cela que l’on a créé l’association», conclut Philippe Touchais.

Agenda 2019
- Un partenariat est prévu avec l’ITB pour l’organisation du Desherb’Avenir, qui aura lieu, les 15 et
16 mai prochains, à Berny-en-Santerre.
- Des démonstrations thématiques seront programmées sur la ferme, sous forme de demi-journées avec des partenaires (concessionnaires, instituts techniques, lycées, etc.).

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