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Fête locale : la pomme dans tous ses états à Poix-de-Picardie

Ce week-end, Poix-de-Picardie organise sa sixième fête de la pomme. Ateliers culinaires, concours de gâteaux, démonstrations et, bien sûr, dégustations à la clé.

Elle est ronde, plus ou moins grosse, rouge, ou verte, parfois dégradée de jaune et de orange, mais toujours délicieuse, en gâteaux, en compote, à boire en jus ou en cidre, ou simplement à croquer. La pomme sera célébrée pour la sixième fois à Poix-de-Picardie, à la salle des fêtes, ces 3 et 4 novembre. «Pourquoi une fête de la pomme à Poix ? Parce qu’il s’agit du pays de la pomme bien sûr», se réjouit Jean-Paul Plez, co-organisateur avec la municipalité.
Parmi les juteuses, il sera possible de planter ses dents dans celles de Christophe Deloraine, installé au domaine du Valvion, à Beauquesne. «La fête de la pomme est l’occasion de me faire connaître dans cette partie de la Somme. J’y présente des variétés peu connues des consommateurs.» Dans son verger de 4,5 ha, poussent trois variétés de poires et quatorze variétés de pommes, dont des courantes Jonagold, Golden ou Boscop, mais aussi de rares Dalilight, Daliclass et Corail. «Elles ont un goût extra et se conservent très bien.» Les Corail sont d’ailleurs très appréciés lors de cet événement, «parce qu’elles sont succulentes en tarte Tatin !» Ses pommes seront aussi à déguster en jus, en pâte de fruit, en gelée, en chips…

Production maîtrisée
Christophe Deloraine et son beau-frère, Jacques Sénéchal, avec qui il est installé en Gaec, ont repris l’exploitation en 1993. Et ils ont tenu à conserver le verger (de 3 ha à l’époque), en plus de 177 ha de céréales, betteraves, pommes de terre de fécule et trèfle de semences. «Cela représente environ 15 % du chiffre d’affaires seulement, mais c’est la seule production que nous maîtrisons de A à Z, de la plantation des arbres au consommateur», livre Christophe Deloraine.
Le contact avec les clients, c’est d’ailleurs ce que l’homme apprécie particulièrement. «Même si cela implique d’accepter les critiques !» 60 % de la production est vendue en circuits courts, aux marchés, via la plateforme en ligne Approlocal (ex-Somme-produits locaux). Le reste est à destination des grandes surfaces.
Lors de la précédente fête de la pomme, les fruits du Valvion avaient été victimes de leur succès. «J’ai perdu 50 % de ma récolte à cause des gelées de printemps. Mais je n’avais pas prévu que les pommiers, dans les jardins des particuliers, avaient aussi gelé. C’était la pénurie.»  Il avait fallu faire des allers et retours entre Poix-de-Picardie et Beauquesne pour réapprovisionner le stand.
Cette année est une année à fruits, et les arbres ont été généreux. La chaleur a cependant eu quelques effets non désirés : «Le risque d’attaque de carpocapses (vers de la pomme, ndlr), était très élevé.» Même la confusion sexuelle, technique utilisée notamment en agriculture biologique pour désorienter les papillons mâles et empêcher la fécondation des femelles, n’était pas totalement efficace. «Comme je conduis mon verger en agriculture raisonnée, j’ai eu recours à deux traitements», confie-t-il.
Les pommes du Valvion côtoieront celles du verger conservatoire régional, situé à Villeneuve-d’Ascq, riche de mille cinq cents variétés de pommes et de poires, dont le goût a parfois été oublié. S’il en est un autre qui cherche les variétés rares, souvent locales, c’est bien ce verger. Il présentera quelques-unes de ses pépites, ce week-end. L’occasion, peut-être, de découvrir l’Argilière, bicolore vermillon sur fond jaune, à la chair très parfumée, la grosse verte Cabarette, croquante, juteuse et acidulée, la Gueule de mouton, souvent transformée en cidre, ou encore la Marie Doudou, à croquer ou à cuire, à la fois sucrée et acide.

Concours de gâteau et pressage à l’ancienne
Les professionnels de la pâtisserie, comme les amateurs, auront à cœur de sublimer ces fruits, à travers un concours de gâteau aux pommes. La barre est haute, car le président du jury n’est autre que Jean-Luc Osché, président des Gourmets des régions de France. L’association met chaque année en avant les meilleurs professionnels des métiers de bouche de France.
Et l’un des distingués sera d’ailleurs présent à Poix-de-Picardie. «Kévin Verschuere, un crac dans le domaine de la sculpture de fruits et légumes, nous fera de belles démonstrations», annonce Jean-Paul Plez. Le jeune boucher wormhoutois (près de Dunkerque), s’est pris de passion pour cette activité et a reçu un prix d’excellence en 2016. Son support, pour l’occasion, sera évidemment la pomme.
Autre figure de la gourmandise : Jean-Michel Descloux, traiteur gérant de l’Atelier des saveurs, à Longueau, animera un atelier des saveurs le dimanche, de 10h à 15h. Une impressionnante presse des années 1950, installée devant l’entrée, sera aussi mise en action pour un pressage à l’ancienne.
Ajoutez à cela des chocolats, du champagne, des tartes, du fromage, des biscuits, du boudin, du nougat… La chance de repartir repu est absolue.

Salle des fête de Poix-de-Picardie, samedi et dimanche dès 10h, entrée libre.

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