Aller au contenu principal

Transports
Feuilles mortes et faune sauvage ralentissent les trains (si, si !)

Des trains régionaux en retard dans les Hauts-de-France ? C'est la faute à la présence de feuilles mortes sur les rails et d'animaux sauvages sur les voies, a défendu le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, sur France Info, le 2 décembre.

TER
© Région Hauts-de-France

Les clients qui empruntent régulièrement les lignes reliant la Picardie à la Capitale comme d’autres lignes qui sillonnent la région le savent trop bien : les retards et annulations sont monnaie courante. Ce qui a fini par faire sortir de leurs gonds les élus du Conseil régional des Hauts-de-France qui ont décidé depuis mercredi 1er décembre de suspendre de suspendre le paiement des sommes dues à la société de transport ferroviaire par la Région. Montant de l’addition ? 44 millions rien que pour le mois de novembre, selon le vice-président en charge des Transports, Franck Dhersin. Invité de France Info, hier, le PDG de l’entreprise s’est expliqué de ces disfonctionnements. 

En entendant les propos de M. Farandou sur FranceInfo, certains ont pu penser que nous étions le 1er avril. Mais au final, non, c’est bien le 2 décembre que Jean-Pierre Farandou a avancé le plus sérieusement du monde au moins trois raisons pour justifier les retards des trains régionaux dans les Hauts-de-France. « La SNCF n'a pas anticipé un certain nombre de difficultés. C'est là qu'il faut faire un peu notre mea culpa », a-t-il déclaré, beau joueur.

« Tous les ans, on a une difficulté et c'est vieux comme le chemin de fer : à l'automne, les feuilles tombent. Ça, on le sait, on ne le découvre pas ! Mais ces feuilles sont écrasées par les trains. Il y a une pellicule grasse qui se met sur les rails et les trains, quand ils freinent, patinent. Et ça abîme les roues. Et quand les roues sont abîmées, on est obligés de faire passer les engins à l'atelier pour reprofiler les roues. Ça, c'est classique. Mais ce qu'on a eu cette année, ce sont les experts qui le disent, c'est que la végétation a été particulièrement luxuriante. Il y a eu beaucoup de feuilles et les feuilles sont tombées massivement », a expliqué Jean-Pierre Farandou.

Seconde explication du PDG de la SNCF, les collisions entre la faune sauvage et les trains : « On a beaucoup de chocs avec le gibier qui prolifère, les sangliers, les chevreuils. Quand on tape un gibier, ça abime ».

La troisième raison est liée au contexte sanitaire. Avec la reprise de l’épidémie de Covid, le PDG de la SCNF constate « un absentéisme qui repart ».

Ce vendredi 3 décembre, une rencontre entre la Région Hauts-de-France, le directeur national des TER et son directeur régional a eu lieu « pour trouver les solutions au très mauvais service des TER

depuis plusieurs mois », a indiqué Franck Dhersin, sur Twitter. Et tenter de trouver une issue à cette crise. Pas satisfaite, la Région maintient ses sanctions envers la SNCF. Et le vice-président en charge des Transports du Conseil régional des Hauts-de-France de l’assurer : « Il est de la responsabilité politique et morale (de la collectivité, ndlr) de maintenir la suspension des paiements tant que la SNCF ne mettra pas en place de vraies solutions pour les usagers du TER ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Régis Desrumaux président FRSEA Hauts-de-France
Régis Desrumaux élu à la tête de la FRSEA Hauts-de-France, dans la continuité de son mandat dans l’Oise

Réélu en février à la présidence de la FDSEA de l’Oise, Régis Desrumaux prend désormais les rênes de la FRSEA Hauts-de-France…

guerre Etats-Unis Iran Espagne mesures engrais carburant
Avec la guerre en Iran, le gouvernement espagnol débloque 877 millions pour l'agriculture et la pêche

Le gouvernement espagnol a annoncé le 20 mars avoir adopté un paquet de mesures d'urgence de plus de 877 millions d’euros (M…

Vincent Lepers et Simon Pointel, président et salarié de la Cuma de Belloy-sur-Somme, ont la même optique de travail : «la communication avant tout».
À la Cuma de Belloy, des machines, mais surtout des Hommes

À la Cuma de Belloy-sur-Somme, c’est l’humain qui fait tourner les machines. Elle regroupe une quarantaine de fermes et fêtait…

Foire de Pâque Montdidier
A Montdidier, une foire de Pâques entre tradition populaire et vitrine agricole, malgré l’absence de concours

Dès les premières heures de la matinée, ce lundi 6 avril, les rues du centre-ville de Montdidier vont se remplir pour la…

Ce que la guerre de Trump contre l’Iran coûte à l’agriculture régionale

La guerre menée par les États-Unis contre l’Iran provoque un choc économique qui se répercute directement sur l’agriculture…

Christophe Verschuere, éleveur bovin : «les arbres sont primordiaux  pour l’équilibre écologique. On voit moins de mésanges et d’alouettes,  mais plus de corbeaux ravageurs…»
Un kilomètre de haies pour la biodiversité, fruit d’un projet collectif

À Sommereux (60), l’éleveur bovin, Christophe Verschuere, plante plus d’un kilomètre de haies sur ses prairies, en partenariat…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde