Aller au contenu principal

Filière lait : optimiser les réglages de son robot de traite

Le nombre de robots de traite dans la Somme est une des rares données qui augmente en élevage laitier. Quelques éléments à prendre en compte.

© Michel Portier


Cent cinquante robots de traite seraient en fonction dans la Somme, début 2018. Malgré une valorisation du lait qui reste trop juste, il permet une meilleure valorisation de la main-d’œuvre ou des bâtiments existants. Une fois que le pas de la traite robotisée est franchi, il y a tout de même quelques précisions à apporter.
Les constructeurs de robots de traite ont réussi à démocratiser différents concepts de la traite robotisée. Cependant, tous doivent réaliser des performances équivalentes en termes de production annuelle. On observe sur le terrain des robots de traite capables de traire 800 000 litres par an, quand d’autres n’en font que la moitié. Certaines charges sont fixes - les frais d’entretien et de fonctionnement du robot, mais aussi l’annuité de l’investissement. Encore une fois, le discours sera productiviste, mais le lien entre charges fixes et dilution par le volume semble évident. Pour améliorer la productivité de votre robot de traite, il faut tenir compte d’un complexe de points interagissant entre eux.
L’alimentation est une des composantes du complexe, et les systèmes qui se ressemblent sont rares. Où présenter le concentré à la vache ?
Quel type de concentré par rapport au fourrage ? Quelle dose de concentré ? Quelques règles de base sont connues pour ce qui est de sa distribution. La ration à l’auge doit être équilibrée pour la moyenne troupeau (5 litres). Il doit y avoir minimum 1,5 kg de concentré au robot. La vache ingère 500 g à la minute de concentré granulé.
Avec ces grandes lignes, il reste encore beaucoup de réglages à peaufiner selon la marque du robot et les autres éléments du complexe élevage robotisé. Pour ce qui est de l’alimentation en fourrage, on dispose de moins de solutions de court terme pour optimiser l’alimentation. La distribution doit être rigoureuse pour assurer une fréquentation convenable des animaux.
Cet exemple permet d’aborder le système de circulation des animaux. Un optimum de 2,6 traites/jour/vache est à atteindre. Tous les animaux n’ont pas besoin d’être trait quatre fois par jour. Bien souvent différente aussi, la circulation impacte directement la fréquentation du robot. Un robot optimisé réalisera de 160 à 180 traites par jour. Il est possible de filmer la circulation de l’élevage sur 24 ou 48h pour identifier les points clés de la circulation propre à chaque élevage. Ce principe d’audit vidéo est souvent très révélateur de point d’engorgement ou de zone de non fréquentation.
Une fois ces deux grandes composantes étudiées, il reste une multitude de paramètres à prendre en compte, comme la génétique, la disponibilité de l’éleveur, la période de vêlage, le rang de vêlage, le pâturage, pour optimiser les performances du robot de traite.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Au coeur de nos terres avec Mathilde Seigner
« Au cœur de nos terres » et les tensions du monde agricole sur France 2

Entre drame familial et enjeux fonciers, la fiction « Au cœur de nos terres » met en lumière les fragilités et les…

À Mouflers, trois listes pour 96 habitants

À Mouflers, 96 habitants et certainement moins de 80 votants, remporter la mairie tient presque du concours de popularité… et…

guerre Etats-Unis Iran Espagne mesures engrais carburant
Avec la guerre en Iran, le gouvernement espagnol débloque 877 millions pour l'agriculture et la pêche

Le gouvernement espagnol a annoncé le 20 mars avoir adopté un paquet de mesures d'urgence de plus de 877 millions d’euros (M…

Un duo père/fille de la Baie de Somme, en lice pour le titre en prairies naturelles

Benoît et Diane Maquigny, gérants de l’exploitation Beaumer, à Woignarue, en Baie de Somme, sont finalistes du Concours…

Vincent Lepers et Simon Pointel, président et salarié de la Cuma de Belloy-sur-Somme, ont la même optique de travail : «la communication avant tout».
À la Cuma de Belloy, des machines, mais surtout des Hommes

À la Cuma de Belloy-sur-Somme, c’est l’humain qui fait tourner les machines. Elle regroupe une quarantaine de fermes et fêtait…

À Fontaine-sur-Somme, Olivier Parcy lauréat des prairies agroécologiques

Éleveur de charolaises à Fontaine-sur-Somme, Olivier Parcy est le lauréat national des pratiques agro-écologiques - prairies…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde