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Fin de moisson : doucement, mais sûrement

Les chantiers avancent toujours aussi difficilement. L'embellie de la météo devrait permettre de les débloquer.

Sur le littoral, les moissonneuses ont beaucoup de mal à entrer dans les parcelles de blé gorgées d'eau.
Sur le littoral, les moissonneuses ont beaucoup de mal à entrer dans les parcelles de blé gorgées d'eau.
© AAP

La météo annonçait une semaine ensoleillée digne d’un bel été, et au final les pluies sont revenues perturber ce que l’on pensait être la fin des moissons. Les chantiers devaient bien avancer en milieu de semaine, du moins si la pluie ne pointait pas le bout de son nez. Peu de changement sont à noter par rapport à la semaine précédente.

Blés : quelque 4 500 ha encore à battre
Les blés battus le dimanche 24 août ne sont pas encore totalement séchés pour atteindre un taux d’humidité plus correct. Des milliers de tonnes ont été livrés à des degrés d’humidité inhabituels : les séchoirs fonctionnent en permanence dans les coopératives. Tout comme les agriculteurs, celles-ci sont solidaires pendant cette moisson puisque Noriap prête le séchoir d’Abbeville à Calipso.
«Les blés livrés cette semaine se positionnent encore dans la seconde catégorie, celle du blé fourrager», précise Patrick Lechantre de Calipso. Toutefois, ce dernier a peur de passer la barre des 5% de grains germés et basculer par conséquent dans la troisième catégorie.
«Le PS est altéré suite aux périodes de pluies qui se sont succédées, explique de son côté Pascal Bugel, directeur des activités terrain à Noriap. A nous maintenant de faire notre travail pour répondre à la demande de nos acheteurs».
Il restait mercredi (à l'heure où nous bouclions ce journal) environ 4 000 hectares à battre dans la Picardie maritime notamment dans le Vimeu, vallée de la Bresle, les bas-champs, Rue, Hautvillers-Ouville. Et dans le Nord du département quelque 500 hectares restaient à moissonner. L’embellie de la météo annoncée pour ce milieu de semaine devait permettre de débloquer pas mal de chantier et d'arriver enfin au bout de cette moisson.

Lin : pas de machines à l’arrêt
Pour les lins, 55% de la surface était rentrée mercredi, estimait Vincent Delaporte, directeur de la Calira. Et de poursuivre, «les travaux ont été ralentis à cause de la pluie de la nuit de lundi à mardi. On espère que le beau temps sera de la partie en fin de semaine pour pouvoir en rentrer un maximum. Il est nécessaire et primordial que le parc matériel tourne sans cesse. Nous ne devons pas voir de retourneuse de lin à l’arrêt. Nous comptons sur l’entraide entre agriculteurs pour s’organiser et optimiser les chantiers».
Comme indiqué dans notre numéro précédent, deux situations se distinguent : les lins arrachés les plus tôt (avant le 20 juillet) et dont la filasse se dégrade et les autres qui sont encore de bonne qualité. «Pour les premiers, il ne faut pas hésiter à contacter son assurance et faire une déclaration de dégâts en émettant des réserves quant aux résultats techniques. Déclaration à effectuer avant la sortie du champ pour que le cas échéant un expert puisse passer pour constater le sinistre», insiste Vincent Delaporte.
Côté pratique, le directeur de la Calira conseille de retourner plutôt que de soulever le lin. «C’est plus efficace et ça permet d’optimiser le temps de travail», précise-t-il. Et dernière recommandation : les chantiers doivent se terminer rapidement mais attention à bien respecter les conditions d’humidité.

Que faire en cas de difficultés ?
Les organismes agricoles de la Somme se sont réunis le jeudi 28 août pour faire un point complet de la situation des moissons et échanger sur les solutions que chacun peut apporter. De manière générale, il est conseillé aux agriculteurs de se tourner vers leurs conseillers d’assurance ou de banques afin de connaître précisément les démarches à effectuer.
Des solutions de report ou d’échelonnement des paiements sont possibles selon les situations. En page suivante, vous trouverez un éventail de démarches à effectuer ou de solutions d’urgences lancées par certaines organisations agricoles de la Somme.



BESOIN de PAILLE

Suite à la concertation entre les organismes agricoles de la Somme, une opération paille a été lancée. L’objectif est de mettre en relation l’offre et la demande. Si vous avez besoin de paille ou que vous en avez suffisamment et que vous souhaitez la proposer à d’autres agriculteurs (et en particulier si vous êtes dans l’ouest du département, là où le besoin est le plus important), contactez la Fdsea de la Somme au  03 22 53 30 65. Le service syndical de la Fdsea mettra en relation les demandeurs et les offreurs. Lancé par mail et SMS vendredi dernier, une dizaine d’offreurs se sont manifestés.

Brûlage des pailles : autorisation sur simple demande par mail ou fax

Selon la réglementation BCAE, seules les pailles de SCOP font l’objet d’une interdiction. Donc des andains de lins trop collés ou de fourrières peuvent être brûlés sans demande. Pour les parcelles de SCOP, la prise d’un arrêté préfectoral nécessitant un délai important, la Ddtm met en place un mail pour formaliser la demande (identité, n°PACAGE, n° d’ilot PAC concerné, commune) et s’engage à donner autorisation par réponse. Le mail est le suivant : ddtm-derogation-brulage@somme.gouv.fr. Pour ceux qui préfèrent le fax, la demande est à envoyer au 03 22 97 23 57, mais il faut de surcroît bien préciser ses coordonnées complètes pour la réponse.
La Ddtm rappelle néanmoins la nécessité d’alerter le maire et la sécurité civile, non pas par obligation, mais par prévention.

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