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Flambée des coûts agricoles : la FNSEA demande du « sonnant et trébuchant »

Après les annonces du gouvernement français visant à soutenir les exploitations agricoles, la FNSEA exprime son vif mécontentement, dénonçant des mesures jugées insuffisantes face à l’urgence économique du terrain.

prix du carburant GNR
© FNSEA - Capture d'écran

Face à la montée des prix du carburant et des engrais, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, la ministre française de l’Agriculture a présenté le 23 mars un plan en quatre points pour y répondre. Ces mesures comprennent le report de cotisations sociales « sans frais ni majoration » pour les exploitations en difficulté, l’étalement d’échéances fiscales sur demande, la mise à disposition de prêts à court terme via Bpifrance pour les exploitations les plus exposées, et enfin la recherche d’accords avec les banques et distributeurs pour apporter souplesse et flexibilité dans le traitement des dossiers individuels.

Mais pour la FNSEA, qui a réagi ce mardi 24 mars par voie de communiqué, ces dispositifs sont loin de répondre à l’urgence. « Les reports de charges et les prêts temporaires ne constituent en aucun cas des solutions durables », déplore le syndicat agricole. Selon lui, les agriculteurs font face à une équation devenue intenable : des intrants indispensables à la production dont les prix explosent et des revenus de vente qui ne couvrent plus les coûts.

Le syndicat insiste particulièrement sur plusieurs points restés sans réponse : le prix du gazole non routier qui continue de flamber, la compétitivité immédiate des exploitations françaises pénalisées par ces surcoûts, et les charges réglementaires et fiscales, comme le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), dont la suspension a été annoncée puis annulée, provoquant incompréhension et instabilité.

« L’heure n’est plus aux mesures de report de charges ! L’heure est à l’appui sonnant et trébuchant de l’État face à des hausses historiques ! », affirme la FNSEA. Le syndicat réclame donc des mesures immédiates de baisse des charges pour préserver la capacité de production agricole française et garantir des conditions de concurrence équitables.

Si la reconnaissance par le gouvernement de la crise est saluée, la FNSEA rappelle que « la souveraineté agricole ne peut être un objectif de long terme sans réponses concrètes à la crise de court terme. »

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