Aller au contenu principal

Formation
Forêt : la branche qui recrute

Au lycée forestier de Crogny, dans l'Aube, une nouvelle formation pourrait voir le jour à la rentrée prochaine autour du management en commerce de bois, en partenariat avec l’école de commerce Yschools de Troyes.

Le Bachelor management option Bois et dérivés se composera à la fois de cours théoriques et de pratiques mais aussi de visites et de rencontres avec  des professionnels, transformateurs, scieries, ainsi que les acteurs du bois  privés, comme publics.
Le Bachelor management option Bois et dérivés se composera à la fois de cours théoriques et de pratiques mais aussi de visites et de rencontres avec des professionnels, transformateurs, scieries, ainsi que les acteurs du bois privés, comme publics.
© D. R.

Une option de plus pour consolider son parcours professionnel. C’est ce que souhaite proposer le lycée forestier public de Crogny, dans l’Aube. Pour permettre à ses apprenants de compléter leur formation BTS, l’établissement veut aménager un Bachelor GBM (Global Bachelor in Management) en management, option bois et dérivés. Ce nouveau cursus s’organiserait en partenariat avec l’école de commerce de Troyes, Y Schools. «Nos jeunes qui sortent de BTS agricole en gestion forestière pourraient ainsi intégrer une troisième année, à l’école de commerce pour se former au management et au droit fiscal, des compétences très recherchées pour les vendeurs de bois», soulève Agathe Chevalier, proviseur au lycée de Crogny. 

 

Deux diplômes en trois ans

De quoi acquérir, en trois années, une double compétence, et donc un double diplôme, qui plus est reconnu nationalement, à la fois côté production (avec une formation technique de la plantation à l’abattage) et côté première et deuxième transformation autour de connaissances sur la destination finale du bois et l’étude des marchés du bois et du bois transformés à l’international. «Il manquait à notre cursus la connaissance autour de cette étape clé dans le commerce du bois, admet Agathe Chevalier. Un forestier doit savoir pourquoi il plante, quel est l’objectif final du bois qui n’est pas le même selon que l’on vende le bois pour en faire des merins pour les futurs tonneaux, du contreplaqué ou des parquets. L’arbre doit avoir poussé d’une certaine manière selon l’utilité finale. Et le vendeur de bois doit savoir ce que l’acheteur recherche comme qualité Tout comme un commercial en bois et dérivés doit savoir expliquer le processus de production.»

 

Réciprocité

Le Bachelor management option Bois et dérivés se composera à la fois de cours théoriques et de pratiques mais aussi de visites et de rencontres avec des professionnels, transformateurs, scieries, les acteurs du bois privés, comme publics. «Il s’agit d’une formation professionnelle», précise Agathe Chevalier, qui répondait à un vrai besoin sur le marché du travail. La forêt est en effet une branche qui recrute beaucoup : «un élève sortant de BTS a au moins trois offres d’emplois en face de lui», illustre la responsable. 

Autre atout de cette spécialité, la formation de manager, c’est-à-dire la capacité pour les élèves sortis de BTS de savoir gérer une équipe. Ce cursus pourrait se mettre en place dès la rentrée prochaine et se déroulerait alternativement, au sein des deux établissements. Ce partenariat actif s’envisage aussi sous l’angle de la réciprocité. Ainsi, des élèves en deuxième année de Bachelor en management de l’école Yschools intéressés pour se spécialiser en forêt, pourraient bénéficier de cette spécialité pour avoir un pied dans la culture forestière. Elle s’articulerait ainsi dans un module de 84h avec des cours autour de la connaissance des acteurs de la filière, de la gestion de la forêt durable, de l’environnement législatif socio-culturel de la forêt et l’exploitation durable des forêts.

Pour compléter cette nouvelle formation, qui pourrait aussi être ouverte en apprentissage, le lycée forestier pourrait même nouer des liens avec le Cameroun, un pays forestier ; avec pourquoi pas des stages à envisager sur place pour appréhender une autre façon d’appréhender la forêt. Si cette formation en partenariat avec une école de commerce répond à un besoin, elle représente aussi un axe de développement pour le lycée forestier aubois qui espère attirer plus d’élèves. 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

La hausse annoncée du tarif  de l'électricité s'ajoute à d'autres charges qui ont déjà explosé pour Marc Leroy, comme d’autres producteurs de pommes de terre.
La flambée de l'électricité met le feu aux frigos de stockage
Les producteurs de pommes de terre qui stockent leur récolte dans des bâtiments réfrigérés doivent eux aussi faire face à des…
Pour Corinne, le plus gros travail a lieu pendant la plantation. Elle espère atteindre une rentabilité équivalente à celle  d’une bonne pomme de terre.
Le pari du Paulownia pour valoriser les parcelles difficilement cultivables
Pour tirer une valeur ajoutée de ses parcelles peu exploitées, Corinne Obert mise sur la culture de l’arbre Paulownia, dont le…
Depuis dix ans, Clémentine Peria transmet son amour pour les chevaux aux enfants. Les meilleures conditions pour cela  sont réunies dans son nouveau poney-club.
Shet'land, le poney-club des rêves de Clémentine Peria enfin réalité
Clémentine Peria fête les dix ans d’ouverture de son poney-club, Shet'land. Pour l’occasion, il fait peau neuve. D’abord…
La sucrerie de Roye (Saint Louis Sucre) devrait démarrer son activité le 22 septembre pour une durée de campagne d’environ 115 jours.
Premières betteraves arrachées pour être au plus vite transformées
Si les industriels anticipent le démarrage de leur activité pour se prémunir d’éventuelles coupures de gaz et éviter une…
Pour Frédéric Thomas, «le couvert est presque la culture la plus difficile à réussir».
Devenir un carbon farmer grâce à la couverture permanente des sols
Comment injecter plus de carbone dans les sols et d’azote pour la culture ? En intensifiant la photosynthèse, et donc, en misant…
Grand consommateur d’électricité pour l’ensemble des étapes de la production d’endives, Hervé Persyn n’est pas serein quant à l’avenir de son activité.
La flambée de l’électricité rend l’endivier amer
Producteur d’endives dans l’est de la Somme, Hervé Persyn s’interroge sur la pérennité de son entreprise confrontée à une…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde