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Foncier
Francis Herbet : «maintenir le dialogue entre preneurs et bailleurs»

Francis Herbet, polyculteur et éleveur laitier à Grandcourt, près d’Albert, a été nommé président de la Section départementale des fermiers et métayers (SDFM) de la FDSEA. Il fait le point sur les sujets d’importance.

Francis Herbet a toujours eu l’esprit du collectif. Il est associé avec cinq autres agriculteurs au sein d’une exploitation de polyculture et d’élevage laitier à Grandcourt.
© A. P.

Quelle est votre motivation à la présidence de la section des fermiers et métayers ?
J’ai beaucoup privilégié mon métier d’agriculteur plutôt que des engagements syndicaux, mais pour autant, je fais partie de cette section depuis une vingtaine d’années, car le foncier est un sujet primordial. Aujourd’hui, je souhaite faire vivre cette section et fédérer un groupe de personnes motivées pour faire avancer les choses. Je me place plutôt comme un représentant.

 

Sortir le meilleur pour chacun : c’est un état d’esprit qui nous tire vers le haut, quel que soit le sujet.

 

La défense du statut du fermage est l’une de vos priorités. Pourquoi ?
Le fermage concerne particulièrement notre région, puisque cela représente environ les deux tiers des engagements fonciers des exploitants agricoles. Ce statut est historique, il représente un socle solide. Certaines décisions politiques pourraient même mettre en péril la pérennité  d’une exploitation. La cessibilité du bail au descendant direct, par exemple, est un pilier du Code rural, et il est pourtant menacé. Le report de la loi foncière est une bonne chose pour nous. Il nous laisse plus de temps pour nous défendre. Pour autant, nous devons veiller à maintenir le dialogue entre les preneurs et les bailleurs. Ceux-ci sont des partenaires de nos exploitations. Le but est de ne surtout pas bloquer les situations. Sortir le meilleur pour chacun : c’est un état d’esprit qui nous tire vers le haut, quel que soit le sujet.

L’installation des jeunes agriculteurs est aussi un sujet majeur. Quelle est votre position ?
C’est un sujet très sensible, effectivement. Le renouvellement des générations est un enjeu pour le monde agricole, et la concentration des exploitations (le nombre des exploitations agricoles diminue alors que leur superficie moyenne augmente, ndlr), n’a pas de fin. Les jeunes doivent avoir un accès privilégié au foncier. Mais notre rôle se porte sur l’aspect juridique du bail. Pour l’installation en elle-même, la CDOA (Commission départementale d’orientation de l’agriculture) est compétente.

Quels autres projets souhaitez-vous porter ?
Nous gardons un œil attentif sur la rédaction du nouveau SDREA (Schéma directeur régional des exploitations agricoles) de notre territoire, qui régit les autorisations d’exploiter. Nous aimerions aussi mettre en place un GFA (Groupement foncier agricole) mutuel. Il apporte une réponse collective à une situation individuelle. Par exemple, pour un exploitant agricole qui est confronté à un achat de foncier et qui ne peut pas y faire face tout seul, on va mutualiser les forces pour lui venir en aide et acheter du foncier de manière collective. Cet outil, à l’échelle départementale, serait un vrai coup de pouce dans l’acquisition du foncier par les exploitants.

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