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Franck Sander réélu à la tête de la CGB : les dossiers sur lesquels il est attendu

Élu pour la première fois en 2019 à la tête du syndicat betteravier, l'Alsacien entame son troisième mandat avec encore pas mal de pain sur la planche.

Franck Sander
Franck Sander repart pour un nouveau mandat à la tête du syndicat betteravier.
© CGB

Le conseil d’administration de la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) qui s’est réuni le 28 janvier dernier a réélu à sa tête Franck Sander. Élu initialement en 2019, M. Sander s’engage pour un troisième mandat afin de représenter et défendre les betteraviers, livrant aux coopératives et aux groupes privés. Les autres membres, qui constituent le Bureau de la CGB, ont également été réélus. Il s’agit du seine-et-marnais Jean-Philippe Garnot au poste de secrétaire général, de l’axonais Guillaume Gandon et Alexandre Pelé (Essonne/ Centre Val-de-Loire) en tant que vice-président. Président de la CGB Somme, Dominique Fievez reste trésorier de la structure nationale. Les autres membres du bureau sont Alexis Hache, agriculteur dans l’Oise, Alexandre Quillet, agriculteur dans l’Eure et président de l’Institut technique de la betterave (ITB), et Patrick Dechaufour, agriculteur dans le Calvados.

Une année tout sauf « normale »

Il faudrait ne pas avoir suivi du tout l’actualité de la filière betteraves pour dire que l’année 2020 a été « normale ». Car c’est bien tout le contraire d’une campagne classique et sans accrocs à laquelle ont fait face les différents maillons de la filière, dont les planteurs.

Ainsi, « après une année 2020 très difficile pour les betteraviers », la tâche de la CGB consiste à continuer de « travailler activement à une sortie de crise et à la pleine mise en œuvre du plan de soutien gouvernemental », explique l’organisation syndicale. Ces chantiers – parce qu’ils sont multiples -, consistent en premier lieu à suivre la mise en œuvre de la loi permettant l’usage dérogatoire des néonicotinoïdes promulguée à la mi-décembre 2020.

Après la mise en place d’une consultation publique sur l’arrêté officialisant la dérogation d’utilisation de semences traitées aux néonicotinoïdes pour les semis 2020, la publication dudit arrêté serait désormais « imminente », selon la CGB. Au sein de la filière « betteraves », tous continuent de croiser les doigts en attendant un arrêté qu’ils espèrent « mesuré et pragmatique », « prenant en compte la réalité des rotations ».

L’autre sujet du moment est bien entendu le volet indemnisation des pertes induites par la jaunisse en 2020. D’après la CGB, « les modalités sont en cours de finalisation ». Et le syndicat betteravier de prévenir qu’il « veillera au respect des annonces faites par le ministre ». Le 12 janvier dernier, Julien Denormandie confirmait en effet que « l’indemnisation aura bien lieu » pour les betteraviers victimes de la jaunisse catastrophique de 2020.

« Le montant de l’enveloppe sera autour de 100 millions d'euros », avait-t-il déclaré. En décembre, lors du congrès de la CGB, le ministre avait assuré qu’« une majorité de planteurs sera éligible » au dispositif. Selon les premières simulations, « plus de la moitié des betteraviers bénéficieront de cette indemnisation », avait-il précisé.

En dernier lieu, la CGB réaffirme son rôle dans la mise en œuvre du plan de prévention et du plan national de recherche et d’innovation, « piliers de la transition agro-écologique de notre filière », conclut-elle. 

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