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Gérer les insectes sur pois et féverole de printemps

Les semis de pois et féverole de printemps ont débuté et l’activité des ravageurs de début de cycle va bientôt suivre. Afin de prévenir toute nuisibilité, l’observation régulière de ses parcelles reste la meilleure solution.

Encoches de sitone sur pois.
Encoches de sitone sur pois.
© Laurent Jung



Le sitone est un coléoptère de 3,5 à 5 mm de long, de couleur gris brun, avec des yeux proéminents, de la famille des charançons. Il s’attaque au pois et à la féverole de printemps par beau temps, lorsque la température dépasse les 12°C. Les adultes se nourrissent des feuilles, leurs morsures créant des encoches bien visibles. La nuisibilité réelle du sitone est liée aux larves issues des pontes au pied de la plante. Ces larves s’attaquent au système racinaire et, en particulier, aux nodosités, perturbant la nutrition azotée de la plante. Dans le cas du pois, la nuisibilité peut atteindre 10-12 q/ha. La nuisibilité est d’autant plus élevée que la légumineuse est peu développée. La féverole est généralement moins sensible que le pois.

Les encoches à surveiller
Il n’y a pas de solution pour atteindre les larves dans les nodosités, la lutte vise donc les adultes. Il est recommandé d’observer la présence d’encoches sur les feuilles des parcelles entre les stades levée et 6 feuilles, stades correspondant aux périodes d’alimentation et de ponte des adultes.
Un traitement à base d’un pyréthrinoïde homologué à cet usage peut se justifier selon les observations d’encoches et la culture. Sur pois, intervenir si cinq à dix encoches sont observées sur les dernières feuilles émises. Sur féverole, intervenir si présence de nombreuses encoches sur toutes les feuilles. Passer ce stade 6 feuilles, l’intervention n’est plus utile, car les adultes ont déjà pondu.
Les sitones arrivant en général après les thrips, il est rare de pouvoir maîtriser ces deux ravageurs par une seule application en végétation.  

Le thrips du pois peu nuisible
Insecte de petite taille (1 à 2 mm) et de couleur brun foncé-noir, le thrips peut nuire au développement du pois par ses piqures d’alimentation. Le thrips pique la plante pour se nourrir et injecte une salive toxique qui initie de nombreuses ramifications. Les plantes sont naines et portent peu de gousses. Le stade sensible va de la levée à 2-3 feuilles. Les thrips sont peu nuisibles si la croissance est rapide. Si la levée est lente et les pois peu poussants, la nuisibilité peut être élevée.
À noter que les précédents lin et céréales peuvent favoriser la présence de ce ravageur. Le thrips est actif à partir de 7- 8°C.

Un test simple pour bien observer l’insecte
Prélever une dizaine de plantes entières dans la parcelle au hasard, enlever la terre des racines, puis mettre les plantes dans un sac plastique qui sera laissé quelques heures au soleil. Compter alors les thrips sur les parois du sac.

Intervenir au seuil de nuisibilité avec un pyréthrinoïde homologué
La protection de sa parcelle peut se justifier à partir du seuil de 1 thrips par plante en moyenne avec un pyréthrinoïde homologué. Le pois d’hiver, par son cycle avancé, évite la phase de sensibilité au thrips. Le thrips est sans conséquence pour la féverole. Retrouver les produits homologués sur pois et féverole sur le site www.terresinovia.fr

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