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Grippe aviaire : ce que change le passage au niveau « élevé »

Compte tenu de l'évolution de l'influenza aviaire en Europe, la France a décidé d'élever à nouveau le niveau de risque et renforce la mise en œuvre de mesures de prévention dans les élevages de volailles.

Carte des zones concernées par les mesures de prévention (ZRP en bleu, départements en rouge).
Carte des zones concernées par les mesures de prévention (ZRP en bleu, départements en rouge).
© Ministère de l'Agriculture

La menace plane depuis plusieurs semaines et elle fait plus précise. « Depuis la détection du virus influenza aviaire hautement pathogène H5N8 sur deux cygnes aux Pays- Bas le 23 octobre, le nombre de cas dans la faune sauvage ne cesse de croître en Europe », constatait le 5 novembre le ministère de l'Agriculture. D'autant que dans le même temps, des foyers domestiques et des cas dans l’avifaune sauvage ont été confirmés non seulement aux Pays-Bas mais également en Allemagne et au Royaume-Uni.

Cette accélération de la dynamique d’infection accentue le risque d’introduction du virus en France via les couloirs de migration actuellement empruntés par les oiseaux sauvages, s'inquiètent les pouvoirs publics qui ont pris la décision de changer le statut de la France.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a ainsi décidé́ de faire passer de « modéré » à « élevé » le niveau de risque d’introduction du virus influenza aviaire par l’avifaune en France métropolitaine ou dans les départements traversés par les couloirs de migration de ces oiseaux sauvages et dans les zones à risque particulier.

Ce changement de statut s'accompagne du respect d'un strict respect des mesures de biosécurité et à la surveillance accrue de la part des acteurs professionnels, des particuliers détenteurs d’oiseaux, et des chasseurs.

Somme, Pas-de-Calais et Nord concernés

A compter du vendredi 6 novembre, des mesures de prévention renforcées sont rendues obligatoires dans l’ensemble des départements classés en niveau « élevé » et dans les zones à risque particulier (ZRP). Dans les Hauts-de-France, elles concernent les départements de la Somme, du Pas-de-Calais et du Nord :

  • claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux
  • interdiction de rassemblement d’oiseaux (exemples : concours, foires ou expositions)
  • interdiction de faire participer des oiseaux originaires de ces départements à des
  • rassemblements organisés dans le reste du territoire
  • interdiction des transports et lâchers de gibiers à plumes
  • interdiction d’utilisation d'appelants pour la chasse

Les zones à « risque particulier » abritent des zones humides fréquentées par les oiseaux migrateurs. La liste des communes concernées est définie par l’arrêté ministériel du 16 mars 2016 modifié.

Sur l’ensemble du territoire, il est également question d’une surveillance clinique quotidienne dans les élevages commerciaux ; de l’interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l'arrivée d'un département cité, de la vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet.

Des dérogations seront envisagées avec les acteurs dans le respect des textes applicables, en particulier ceux relatifs à la gestion actuelle de la crise Covid.

« À ce jour, la France est indemne d’influenza aviaire. La consommation de viande, foie gras et œufs ne présente aucun risque pour l’homme », rassure le ministère de l’Agriculture qui veut éviter une psychose des consommateurs. Et d’ajouter : « l’influenza aviaire hautement pathogène est une maladie animale infectieuse, virale, très contagieuse qui affecte les oiseaux ».

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