Environnement
Hauts-de-France Propres : la 9e édition se prépare déjà
Du 6 au 8 mars 2026, la Région Hauts-de-France, les chasseurs et les pêcheurs donnent de nouveau rendez-vous aux habitants, aux collectivités et aux acteurs ruraux pour un grand nettoyage des territoires. Après une mobilisation record en 2025, l’opération entend confirmer son ancrage dans les campagnes comme dans les villes.
Du 6 au 8 mars 2026, la Région Hauts-de-France, les chasseurs et les pêcheurs donnent de nouveau rendez-vous aux habitants, aux collectivités et aux acteurs ruraux pour un grand nettoyage des territoires. Après une mobilisation record en 2025, l’opération entend confirmer son ancrage dans les campagnes comme dans les villes.
Du 6 au 8 mars 2026, la Région remet gilet orange, paires de bottes et gants pour la 9e édition de l’opération Hauts-de-France Propres. Pilotée par le Conseil régional, avec la Fédération régionale des chasseurs et l’Association régionale des fédérations de pêche, cette mobilisation citoyenne s’est imposée, en moins de dix ans, comme un rendez-vous incontournable du printemps.
Entre communes rurales, bords de champs, fossés, chemins agricoles, cours d’eau ou encore zones boisées, ce sont une nouvelle fois tous les territoires qui seront concernés. Collectivités, associations, écoles, entreprises, agriculteurs et habitants sont invités à organiser leur propre ramassage et à l’inscrire dès maintenant sur la plateforme dédiée.
Des effets très concrets pour les territoires ruraux
Dans les campagnes, les déchets sauvages restent un problème récurrent : plastiques dans les fossés, canettes dans les parcelles, dépôts sauvages au détour des chemins d’exploitation. Des nuisances visuelles, bien sûr, mais aussi environnementales, avec un impact direct sur les sols, la faune et la qualité de l’eau.
«Hauts-de-France Propres, ce n’est pas qu’un grand ménage de printemps, c’est aussi un acte de responsabilité collective», résument les organisateurs. «Les agriculteurs, les chasseurs, les pêcheurs, les randonneurs, tout le monde partage les mêmes espaces. Les préserver, c’est l’affaire de tous.»
Une mobilisation qui ne faiblit pas
L’édition 2025 avait déjà battu des records, avec plus de 104 000 bénévoles mobilisés, près de 2 000 points de ramassage et 9 250 m³ de déchets collectés, dont 880 m³ recyclables. Des chiffres qui traduisent l’ancrage croissant de l’opération dans les habitudes locales. Les établissements scolaires sont également très investis. Plus de 32 000 élèves sont attendus en 2026, une manière concrète de sensibiliser les plus jeunes aux enjeux environnementaux et à la réduction des déchets à la source.
Des inscriptions déjà ouvertes
Les structures souhaitant organiser un ramassage peuvent d’ores et déjà s’inscrire sur le site de l’opération. Un guide de l’organisateur, un kit de communication et l’ensemble des ressources nécessaires sont mis à disposition pour accompagner les initiatives locales, qu’il s’agisse d’une commune, d’une association de chasse, d’une AAPPMA, d’un établissement scolaire ou d’un collectif d’habitants.
Dans un contexte où la préservation des ressources naturelles, des sols et de la biodiversité est au cœur des préoccupations agricoles, Hauts-de-France Propres s’inscrit pleinement dans une logique de territoire durable, au plus près du terrain.
Inscriptions et informations : www.hautsdefrance-propres.fr
Haies : des fédérations de chasseurs appellent à se mobiliser contre un projet d’arrêté
Alors que le gouvernement met en consultation la typologie nationale des haies, plusieurs fédérations de chasseurs et des instances environnementales alertent sur les risques d’un dispositif jugé trop permissif en matière de destruction. Les contributions à la consultation publique sont ouvertes jusqu’au 6 février 2026.
Une consultation publique sur la typologie nationale des haies est ouverte du 16 janvier au 6 février 2026. Elle porte sur un projet d’arrêté des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique, destiné à fixer la classification des haies utilisée pour l’application du régime unique de la haie et le calcul des coefficients de compensation en cas de destruction.
Le texte distingue trois types de haies : buissonnantes basses, arbustives et arborées. Lorsque les haies sont implantées en bordure d’un milieu en eau permanente, cette classification est complétée par la mention «ripisylve». Selon la note de présentation, cette typologie vise à faciliter l’accès au dispositif pour les usagers et à permettre l’automatisation partielle du traitement des dossiers, dans la perspective de l’ouverture, au 30 mars 2026, d’un guichet unique pour les projets de destruction et de replantation de haies, conformément à la loi d’orientation agricole de mars 2025.
Avis «défavorable» pour les chasseurs
Ce projet suscite toutefois une mobilisation croissante. Plusieurs fédérations départementales de chasseurs, dont celles du Pas-de-Calais et de la Somme, ont appelé leurs adhérents à déposer un avis défavorable dans le cadre de la consultation publique. Elles estiment que le texte facilite la destruction des haies et demandent une révision du dispositif.
Les critiques ne viennent pas uniquement du monde cynégétique. Les associations environnementales et le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) ont également exprimé des réserves. Dans un avis rendu en novembre sur le projet de décret, le CNPN considère que le dispositif accorde une place excessive aux mécanismes de compensation, au détriment de mesures visant à éviter les destructions ou à en limiter les effets.
La consultation est accessible jusqu’au 6 février 2026 sur le site du ministère de la Transition écologique.
Sensibilis’haie à Flers-sur-Noye : un appel aux bonnes volontés
Au sud d’Amiens, la commune de Flers-sur-Noye, qui a récemment décidé de prendre part au programme de plantation de haies Sensibilis’haie «pour favoriser la biodiversité», lance un appel aux bonnes volontés pour la réalisation d’une opération de plantation des kits «haies» qu’elle a reçus. Ce chantier bénévole et citoyen aura lieu le samedi 31 janvier, à partir de 9h. Le rendez-vous est fixé devant la mairie.
Le projet Sensibilis’haie est une initiative nationale portée par la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et cofinancée par l’Office français de la biodiversité (OFB). Il s’adresse principalement aux collectivités territoriales rurales et vise à promouvoir la plantation et la gestion durable de haies sur les territoires communaux dans toute la France.
L’objectif est double : restaurer ces linéaires végétaux essentiels, longtemps dégradés ou disparus du paysage agricole français, et sensibiliser la population locale — élus, citoyens, écoles et associations — à leur rôle écologique.
Concrètement, le projet fournit aux communes des kits de plantation gratuits (généralement composés d’une cinquantaine de plants d’essences locales adaptées) ainsi que des supports pédagogiques pour comprendre les fonctions écologiques des haies. Des chantiers participatifs sont organisés, réunissant habitants, élus et parfois élèves, pour planter et découvrir ces végétations sur le terrain.
Les haies ainsi plantées contribuent «à la biodiversité, à la protection des sols, à l’épuration de l’eau, à la création de corridors écologiques et offrent des avantages paysagers et agronomiques pour les communes impliquées», rappelle la FNC.