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Incendie de Rouen : des productions agricoles samariennes consignées

Suite à l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen (76), des mesures d'interdiction de commercialisation de plusieurs productions agricoles viennent d'être prises par la préfecture de la Somme.

L'épais panache de fumée provoqué par l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen a des répercussions sur la récolte et la commercialisation de produits agricoles jusque dans le département de la Somme.
L'épais panache de fumée provoqué par l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen a des répercussions sur la récolte et la commercialisation de produits agricoles jusque dans le département de la Somme.
© Pixabay

Alors que le Premier ministre s'est engagé le 29 septembre à « la transparence totale » sur les conséquences de la l'incendie d'une usine de production de lubrifiants à Rouen le 26 septembre, c'est à une application stricte du principe de précaution que l'on a assisté dans les heures qui ont suivi la déclaration du Premier ministre.

Dans le département de la Somme, la préfète Muriel Nguyen a en effet pris un arrêté ce dimanche 29 septembre pour la mise en place « de restrictions sanitaires de mise sur le marché de productions alimentaires d'origine animale et végétale produites sur la zone impactée par les retombées de suies de fumées de l'incendie de l'usine Lubrizol (76) ». En d'autres termes, il s'agit de mesures interdisant la commercialisation du lait, des oeufs d'élevages de plein air, du miel et des poissons d'élevage produits dans l'une des communes exposées au panache de fumée provoqué par l'incendie depuis le 26 septembre, ainsi que les productions végétales et aliments pour animaux.

Trois arrondissements touchés

Ces mesures ont été prises après que des contrôles ont été réalisés sur les 349 communes situées sur l'axe de passage du panache de fumeée Nord Nord-Est. Les résultats de ces contrôles ont fait apparaître des traces de suie dans 39 communes et touchent principalement les arrondissements d'Abbeville, Péronne et Montdidier : Agenville, Ailly-le-haut-Clocher, Airaines, Autheux, Bellancourt, Bertrangles, Boufflers, Bus-les-Artois, Conteville, Courcelles-au-Bois, Domesmont, Domleger-Longvillers, Epecamps, Famechon, Frise, Gueschart, Hervilly, Hescamps, Hiermont, Le Mesge, Louvencourt, Mailly-Maillet, Maison-Ponthieu, Marlers, Meigneux, Montonvillers, Neuilly-le-Dien, Offignies, Oneux, Péronne, Picquigny, Pozières, Saint-Acheul, Sainte-Segrée, Soues, Surcamps, Vauchelles-lès-Domart, Vauchelles-lès-Quesnoy, Vitz-sur-Authie.

Toutes les productions, qu'elles soient d'origine animale ou végétales, produites dans ce périmètre depuis le 26 septembre et susceptibles d'avoir été en contact avec le panache de fumée sont donc désormais consignées, « sous la responsabilité de l'exploitant » ; et ce jusqu'à ce que que des garanties sanitaires soient obtenues.

Si un défaut de qualité sanitaire venait à être constaté - les analyses prennent plusieurs jours -, les produits contaminés seraient retirés de la vente et détruits.

Les productions végétales qui n'ont pas été récoltées à la date du 26 septembre ne doivent pas l'être et font également l'objet d'une consignation. Pour le lait, la seule exception autorisant la collecte concerne le lait produit par des exploitations ne pratiquant pas le pâturage.

Dès lors que les mesures de consignation seront levées, la mise sur le marché des produits concernés pourra reprendre, à la condition pour l'exploitation de garantir à la qualité sanitaire de ses productions par le biais d'auto-contrôles.

Des tests de toxicité réalisés lundi

Pour l'heure, la préfecture de la Somme note que « si les captages d'eaux de surface destinés à la consommation humaine ont fait l'objet d'une surveillance renforcée par l'agence régionale de santé des Hauts- de-France, aucun risque n'est constaté à ce stade pour l'eau du robinet ».

Les mesures de qualité de l'air réalisées par ATMO Hauts-de-France n'ont quant à elles « pas fait apparaître à ce stade de taux dépassant le niveau réglementaire ».

Prudente, elle rappelle ensuite que si « la situation étant évolutive, une réévaluation sera assurée en temps réel pour, le cas échéant, modifier le périmètre de l'arrêté préfectoral ou décider de mesures complémentaires ». Et d'assurer que « les services de l'État sont mobilisés et les acteurs du territoire tenus régulièrement informés ».

De nouveaux prélèvements devraient ainsi être effectués à compter de lundi 30 septembre par les services de l'Etat afin d'évaluer une éventuelle toxicité.

Vincent Fermon

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