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Éducation
L214 dans les écoles ? Le rectorat d’Amiens se fait secouer les puces

La présence de publications éditées par l’association L214 dans des établissements scolaires choque la profession agricole du département qui s’en est émue auprès du recteur de l’académie d’Amiens.

Président de la FDSEA de la Somme, Denis Bully ne comprend toujours pas comment des publications éditées par l’association L214 ont pu se retrouver encore dernièrement dans les classes d’établissements scolaires de l’Amiénois.

Cette « découverte » date d’il y a quelques semaines – on était alors au mois de février -, ce qui a conduit le responsable professionnel à saisir par courrier le rectorat d’Amiens pour des explications le 8 février dernier.

Responsable professionnel, mais d’abord éleveur, Denis Bully trouve « cette démarche pour le moins surprenante. » Et s’en explique : « Au-delà d’une volonté de protection du monde animal qui ne peut que réunir chacun à commencer par nos jeunes élèves, L214 véhicule également dans certains de ses articles des thèses anthropomorphistes, brouillant totalement le lien entre l’animal et la société. Cela se traduit par exemple par l’utilisation d’un vocabulaire inadapté pour désigner les relations ascendants/descendants des animaux. C’est ainsi que les termes « bébé ou maman » usurpent régulièrement les termes de « veau et de vache » ; au-delà de la confusion entre l’homme et l’animal, cela écorne bien évidemment la langue française dès le plus jeune âge ».

Dans la suite de son propos, ce sont les « méthodes » de l’association qui sont pointées du doigt. Des actes qui, selon Denis Bully, « sont de nature à altérer la construction du libre arbitre des jeunes élèves ».

Adressé à différentes personnalités politiques du département, ainsi qu’aux représentants de l’État, le courrier d’indignation de Denis Bully a trouvé ces derniers jours une oreille attentive auprès du président de la Région Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

Mercredi 10 mars, ce dernier a lui aussi pris la plume pour s’adresser au recteur d’académie. Faisant référence à la « colère » du président de la FDSEA80, Xavier Bertrand fait part également de son étonnement : « La protection des animaux est une cause qu’il faut défendre, mais cette association (L214, NDLR) a été condamnée à de nombreuses reprises pour atteinte à la vie privée et violation de domicile ». On est ainsi loin des comportements et valeurs qui devraient être transmises et apprises dans les écoles…

Puis le président du Conseil régional en remet une louche et rappelle : « N’étant pas agréée par l’Etat, elle n’est pas en droit de diffuser ce type de publications au sein d’établissements scolaires ». Aussi, il demande au recteur d’académie « de prendre les mesures qui s’imposent pour remédier à cette situation le plus rapidement possible ».

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