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Aides animales
La campagne 2026 des aides ovines et bovines est ouverte sur Télépac

Les éleveurs peuvent dès à présent déposer leurs demandes d’aides animales pour la campagne 2026 sur Télépac, avec des échéances distinctes pour les filières ovine et bovine et des règles précises à respecter afin d’éviter toute pénalité.

La télédéclaration concerne les aides ovines, caprines, bovins laitiers, bovins allaitants et veaux sous la mère.
La télédéclaration concerne les aides ovines, caprines, bovins laitiers, bovins allaitants et veaux sous la mère.
© Pexels/Mark Stebnicki

Depuis le 1er janvier 2026, les éleveurs peuvent déposer leurs demandes d’aides animales pour la campagne 2026 sur le site Télépac, portail officiel du ministère de l’Agriculture dédié aux démarches liées à la Pac. Cette télédéclaration concerne les aides ovines, caprines, bovins laitiers, bovins allaitants ainsi que les aides aux veaux sous la mère.

Des dates butoirs

Pour les éleveurs ovins, la date limite de dépôt est fixée au 2 février 2026. Les éleveurs bovins disposent, quant à eux, d’un délai plus long, jusqu’au 15 mai 2026, pour effectuer leur déclaration. Dans les deux cas, la démarche s’effectue directement depuis l’espace personnel Télépac, via les rubriques «Aides ovines 2026» ou «Aides bovines 2026».

Avant de commencer la saisie, il est fortement recommandé de vérifier les informations relatives à l’exploitation, notamment les coordonnées administratives et bancaires. L’éleveur doit ensuite renseigner les effectifs d’animaux, les mouvements de l’année pour les ovins afin de permettre le calcul du ratio de productivité, ainsi que la localisation des animaux. Des guides détaillés sont disponibles pour accompagner les déclarants, avec un document spécifique pour les ovins et un autre pour les bovins.

Les nouveaux producteurs sont invités à le signaler lors de leur télédéclaration et à fournir les pièces justificatives attestant de leur nouvelle activité. Il peut s’agir d’une attestation indiquant la date de première affiliation au régime de protection sociale, ou d’un document établi par l’EDE ou issu de la BDNI précisant la date de création ou de détention d’une exploitation spécialisée ovine ou bovine.

Pénalités en cas de retard

Comme chaque année, des pénalités sont prévues en cas de dépôt tardif. Pour les aides ovines, toute déclaration déposée entre le 2 et le 27 février 2026 entraîne une réduction de 1 % du montant de l’aide par jour ouvré de retard. Passé le 27 février, la demande n’est plus recevable. Pour les aides bovines, une pénalité identique s’applique pour les dossiers déposés entre le 15 mai et le 9 juin 2026, et aucune demande ne pourra être acceptée après le 10 juin.

Les services de l’État rappellent l’importance d’anticiper la démarche afin d’éviter les problèmes de connexion de dernière minute et les erreurs de saisie, qui peuvent retarder le traitement des dossiers. En cas de difficulté, les éleveurs peuvent se rapprocher de leur DDT ou des organismes habituels d’accompagnement.

La télédéclaration sur Télépac reste une étape indispensable pour garantir le versement des aides animales dans le cadre de la Pac 2026. Un dossier complet, déposé dans les délais, permet d’assurer un traitement plus rapide et d’éviter toute perte financière liée aux pénalités de retard.

 

Maladies animales : les députés défiscalisent les indemnités d’abattage

Lors du nouvel examen du projet de budget pour 2026 en séance publique le 15 janvier, les députés ont adopté des amendements RN et LFI visant à exonérer complètement de fiscalité les indemnités versées en cas d'abattage sanitaire, sans distinction entre les animaux. Le dispositif actuel concerne la seule plus-value sur le cheptel affecté à la reproduction, expliquent les auteurs dans l'exposé des motifs. «Trop restrictif», selon eux. «Les mesures d’abattage ne distinguent pas entre les animaux en fonction de leur finalité, il paraît donc légitime que l’exemption d’impôt (…) soit également étendue à l’ensemble des animaux concernés», plaident-ils. Cette demande avait déjà été formulée par la FNSEA en 2024, sans succès. Rappelons que, en première lecture du projet de loi de finances (PLF) pour 2026, les députés avaient adopté un amendement socialiste visant déjà une défiscalisation totale des indemnités d’abattage. En vain, puisque l’ensemble du texte s’était vu rejeté par l’Assemblée nationale. Le Sénat avait lui adopté une majoration d’un an, pour la porter à deux ans, du délai laissé aux exploitants agricoles pour reconstituer leur cheptel.

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