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La Cobévial récompense la fidélité

Des outils performants et rentables dans la filière viande. La Cobevial conforte ses adhérents en particulier les plus fidèles.

Dans la filière «Jeunes Bovins»,  les projets peuvent rapidement êtres conduits avec les mécanismes de soutien de la coopérative.
Dans la filière «Jeunes Bovins», les projets peuvent rapidement êtres conduits avec les mécanismes de soutien de la coopérative.
© JC Gutner


La coopérative Cobévial a annoncé à ses adhérents un complément de prix sur l’ensemble des catégories d’animaux traités pour un montant total de 821 723 € sur l’année 2013, et qui se distingue selon le type de relation à l’adhérent (apport total/apport partiel) (voir le tableau dans votre journal l'Action Agricole Picarde).
Le conseil d'administration aura marqué en 2013 une primauté à la fidélité des adhérents : les compléments de prix du second semestre - ils représentent plus du quart du total des compléments de prix - auront été réservés aux seuls adhérents en apport total. Par ailleurs, les dividendes, qui s’élèvent à 17% du capital social détenu, penchent également en faveur des adhérents les plus fidèles. En effet, pour les adhérents en apport partiel, le capital social est de 2% du chiffre d’affaire annuel, alors que ce chiffre peut passer à 5% pour les adhérents en apport total. Au final, la plus-value pour des éleveurs en apport total consécutive à l’ensemble des compléments versés équivaut à 2,82 € par porc (soit cadran + 0,016 €/kg) ou 37 € par jeune bovin selon la filière.

Des choix historiques et récents qui portent leurs fruits
Cette capacité de redistribution trouve sa dimension dans les choix historiques de la coopérative, mais aussi dans les plus récents. L’historique, c’est bien entendu la rentabilité du capital détenu dans le groupe Alliance et la SA UniAlliance, et les dividendes perçus qui ont augmenté régulièrement au cours des années. Mais c’est aussi la capacité de Cobévial à conduire de nouveaux projets qui se fait sentir à présent.
Ainsi, la société de transport d’animaux LTP, créée en rapprochement entre Cobevial, Suidéal, et Pannier, assure un écrasement des coûts logistiques dans son périmètre de collecte qui va de la frontière belge à la Normandie. Basée à Siracourt, «au pied» de l’abattoir Bigard St Pol, sa réactivité est grande.
Par ailleurs, le regroupement avec ABS a donné à Cobévial une dimension qui assure une forte crédibilité auprès des acheteurs qui attendent une planification des apports en terme de volumes et de qualité, notamment dans la filière bovine. «Le porc charcutier est assez standard, ce qui n’est pas le cas en bovin, où des marchés spécifiques existent selon la race, le type d’animal, voire la nourriture avec les filières Omega 3.
Dès le vendredi, nous assurons un volume et un planning d’arrivée aux abattoirs fiable et précis, ce qui est un réel avantage», confirme Eric Bettens, directeur de Cobevial. «En jeunes bovins, le fait d’accompagner les éleveurs depuis l’achat du broutard jusqu’à la vente du bovin nous permet aussi d’anticiper les volumes commercialisés, et cela nous permet de capter des marchés pour lesquels l’opérateur a besoin de crédibilité».

Accompagnement permanent des éleveurs
Si Cobévial se veut conquérant sur l’aval, la coopérative apporte la même énergie pour conforter ses adhérents au quotidien. «Nous avons une réelle volonté d’accompagner le développement», précise Hervé Drouvin, le président. «Cela se manifeste à plusieurs échelles : d’abord, une caisse de sécurisation qui garantit une rentabilité minimale pour les éleveurs qui développent un atelier. Nous l’avons ouverte à partir de 50 JB, pour permettre à un jeune installé de mettre le pied à l’étrier. Dans la même veine, nous proposons des prêts de trésorerie parce que quand vous avez un projet, le cheptel et l’alimentation coûte plus cher que le bâtiment neuf. Enfin, nous proposons des tarifs compétitifs sur les fournitures d’élevage, que ce soit le tubulaire, les aliments, et même les produits vétérinaires pour lesquels nous faisons partie du principal groupement d’achat national. Le suivi sanitaire est assuré une fois par an par un vétérinaire partenaire, et les protocoles de soins sont mis en place».
Côté porc, la Cobévial juge positif la mise en œuvre du régime d’enregistrement pour les futures étables dont l’effectif est inférieur à 750 truies ou 2 000 porcs. L’ingénierie de projet sera opérationnelle pour les adhérents qui le souhaitent, et il reste à s’assurer que le traitement administratif de ces dossiers sera bien conforme à l’esprit du décret, sans en rajouter.
Au final, que ce soit auprès de ses partenaires, de ses acheteurs, et bien sûr de ses producteurs, la coopérative d’Ailly-sur-Somme s’inscrit dans un cycle de développement palpable à tous les niveaux. Une direction qu’elle entend poursuivre et même accélérer dans les prochaines années.

REACTION

Hervé Drouvin, président de Cobévial
"Un développement partagé et ouvert"

«Avec le conseil d’administration de Cobévial, nous voulons résolument proposer du développement à nos adhérents. Les filières de viande ne sont pas condamnées, loin s’en faut ; mais il faut être performant et se retrousser les manches. A tous les niveaux de la coopérative, nous mettons tout en œuvre pour cela, et si les chiffres nous encouragent à poursuivre, nous savons aussi que l’ensemble de ces éléments est encore méconnu de certains de nos adhérents. La caisse de sécurisation, les prêts de trésorerie, les appros…, tout cela assure un appui technique et économique aux éleveurs. Si, en plus, on y intègre une approche fiscale, en jeunes bovins notamment, on peut rapidement démarrer et rentabiliser un atelier. Le développement de la coopérative est ouvert et partagé ; avec ses partenaires pour certains projets structurants en aval ; et bien sûr avec tous les adhérents - actuels et pourquoi pas futurs - pour qui nous cultivons la confiance et la fidélité».

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