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La coopérative La Flandre pourrait adhérer à l’Ucara

Echos de l’assemblée générale de l’Ucara.

Olivier Faict qui a succédé à Jacques Firmin à la présidence de l’Ucara a présidé sa première assemblée.
Olivier Faict qui a succédé à Jacques Firmin à la présidence de l’Ucara a présidé sa première assemblée.
© AAP

L’Ucara (Union des coopératives agricoles de la région d’Abbeville) est une union de commercialisation des céréales et d’achat d’appros qui rassemble la coopérative Calipso, les Ets Bonvalet à Aigneville, Bully à Airaines, Druel au Boisle, et la Sarl Opale Appro à Campigneulles dans le Pas de Calais. Cette union pourrait s’élargir à l’avenir avec l’arrivée de la coopérative La Flandre dont le siège est à Bergues dans le Nord. «Nous partageons avec cette coopérative le fait d’être un cas atypique dans la profession puisque nous ne sommes intégré ni l’une ni l’autre à une centrale d’achat ou de vente. L’inconvénient, c’est de ne pas peser beaucoup face à l’agro-fourniture, l’avantage, c’est la réactivité et la souplesse. La Flandre et l’Ucara ont donc décidé d’associer leurs potentiels dans le secteur des produits de protection des plantes. Cette année le partenariat s’est limité au stade de la négociation. Mais nous envisageons d’aller au-delà, jusqu’à l’adhésion de la Flandre à l’Ucara», a expliqué Olivier Faict, président de l’Ucara lors de l’assemblée générale de l’union le 5 mars dernier.

Commercialisation complexe
Cette assemblée qui est une occasion d’échanges entre les responsables de l’Ucara et ses fournisseurs, a comme chaque année permis à David Favier, le directeur, de présenter l’activité céréales, et à Patrick Lechantre, responsable appros, de détailler cet autre volet de l’activité pour l’exercice écoulé. En 2011-2012, l’Ucara a collecté 233 600 ton­nes ; les blés en représentaient un peu plus de 12%, les orges 16% (ce qui est supérieur à la proportion départementale), le colza 9% et les pois 7,3%. La coopérative Calipso totalise 80% de ces volumes. Pour l’exercice actuel (2012-2013), la collecte devrait être en baisse, de l’ordre de 225 à 230 000 tonnes selon les prévisions. Alors que la récolte des blés 2011 avait été bonne sur tous les plans, celle de 2012 pose des problèmes de qualité (PS, Hagberg), d’autant plus que les acheteurs sont très exigeants. «C’est sans doute l’année la plus complexe pour la commercialisation que nous ayons connue depuis longtemps», a commenté Olivier Faict.
Côté appros, l’Ucara a vendu au cours de l’exercice écoulé pour 36 millions d’euros aux agriculteurs. L’activité est en hausse que ce soit pour les fertilisants, les phytos, et les semences d’hybrides dont le chiffre d’affaires a bondi de 38%.
Parmi les investissements réalisés par les partenaires de l’union, citons la réalisation d’un bâtiment de stockage des céréales à Campigneulles, une plateforme de 2 500 m2 à Airaines pour les réceptions à la moisson, une augmentation des capacités de stockage de Calipso à Ailly, sans oublier la poursuite de la mise aux normes des silos. Enfin, la construction d’un bâtiment de stockage des phytos et semences est projeté à Franleu.

POINT de VUE

Olivier Parcy, membre du bureau de la Fdsea
Nous ne sommes pas des demeurés !

Où et quand le scandale de la viande de cheval s’arrêtera-t-il ? De la viande chevaline a de nouveau été découverte dans des plats préparés. Depuis l’affaire Findus, toutes les tromperies effectuées par des opérateurs peu scrupuleux sont dévoilées au grand jour. Ces différents scandales donnent l’impression que personne n’était informé de ces fraudes et les découvre en même temps que nous éleveurs et consommateurs. En tant qu’éleveurs, nous devons être irréprochables au niveau traçabilité et sanitaire. Nous devons être capable de tout justifier : où et à qui nos animaux sont commercialisés ; tenir un carnet sanitaire indiquant les produits injectés, les dates, les modes d’injection, les délais de consommation de la viande, conserver les factures et ordonnances. Nous devons et nous sommes irréprochables ! Et pourtant, nous trouvons de la viande de cheval dans des plats étiquetés viande bovine ! Comment cela est possible ? Tout est tracé, vérifié ! Nous sommes sanctionnés si nous ne faisons pas nos déclarations dans les temps et dans les règles. A croire que seuls les éleveurs sont contrôlés, seuls les éleveurs ont de telles contraintes ! Ces différentes affaires mettent en lumière le manque de clarté dans l’étiquetage des produits en Europe. Elles ne remettent en aucun cas en doute la traçabilité exemplaire de la viande française. La faute revient aux acheteurs qui s’approvisionnent à l’étranger et cela au détriment de la qualité. La recherche de prix toujours plus bas, la recherche par certains de marges toujours plus hautes sur l’alimentation conduisent à ces dérives inacceptables. Des efforts colossaux ont été fait pour mettre en place un système de traçabilité et d’identification exemplaire. Cela s’est traduit par exemple par les cahiers des charges et les logos VPF et VBF, pour la viande issue d’animaux nés, élevés et abattus voire transformés en France. Et pourtant, la Commission Européenne souhaitait favoriser les étiquetages de produits issus de l’UE et non UE. Il est fondamental que le pays d’origine soit mentionné pour les plats cuisinés à base de viande et aussi que les pouvoirs publics renforcent les contrôles publics. Les éleveurs en ont assez d’être pris pour des demeurés ! Par chance, les consommateurs ont compris que cette affaire était une tromperie et non un problème sur nos exploitations. Toutefois, restons vigilants et continuons à expliquer ce que nous faisons et comment nous travaillons ! Je suis convaincu que notre filière a encore un bel avenir devant elle.

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