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La ferme des «1000 vaches» ouvre ses portes à la presse

La presse a été invitée à constater l’état d’avancement des travaux de la ferme dite des «1000 vaches».

© AAP

Des messes-basses, des critiques, des menaces… Un quotidien difficile à supporter pour les associés de la ferme dite des «1000 vaches». Pour expliquer leur projet et montrer l’état d’avancement des travaux, ils avaient convié mardi 17 juin sur le chantier les journalistes de la presse locale et de la presse spécialisée agricole. Une dizaine étaient présents.
Michel Welter, le directeur de la ferme, accompagné de trois des huit associés, a d'abord rappelé que le préfet a donné l’autorisation d’exploiter pour 500 vaches, alors que le permis de construire a été accordé pour 1000 vaches. Il a beaucoup insisté sur le fait que le projet a été conçu pour que les animaux aient les meilleures conditions de vie possible. «Le bâtiment est conçu pour assurer leur bien-être. Il est orienté pour favoriser l’entrée d’air et il est donc ventilé en permanence. Les vaches seront séparées en six lots et elles seront libres de leurs mouvements», a-t-il expliqué.

Un roto de 50 places
Les choix techniques du projet ont été détaillés par le directeur au cours de la visite. Les associés attachent par exemple beaucoup d’importance à implanter de la luzerne pour l'alimentation des vaches car «ce type d'aliment réduit de 10% l’émission des gaz à effet de serre des animaux».
Par ailleurs, en réponse à toutes les rumeurs que l’on peut entendre, Michel Welter a assuré que le bâtiment est conçu pour limiter les maladies. «Une vache malade, c’est un coût supplémentaire». Tout les préjugés qui courent sur ce projet pèsent manifestement sur le moral des associés.
L'élevage va employer quinze salariés. Trois d'entre eux s’occuperont de la traite qui se fera trois fois par jour à 4h, 12h et 20h. Les bâtiments sont également conçus «pour respecter le bien-être des hommes», a précisé Michel Welter. La salle de traite est par exemple dotée d’un plancher mobile réglable pour que les trayeurs puissent se mettre à la bonne hauteur. Elle est équipée d'un roto de 50 places ce qui permet de traire 300 vaches à l’heure.

Un travail en équipe
«L’intérêt de cette ferme est bien évidemment de réduire les coûts. Mais l'aspect travail est également primordial. On peut travailler avec davantage de personnes et ainsi avoir plus de souplesse dans notre organisation», a souligné Michel Welter. Ce côté organisation du travail est un argument fort pour les associés. «Nous sommes venus témoigner pour montrer que derrière cette ferme il y a des agriculteurs», a insisté Lucie Morgand, l'une des associés présente. Elle a rejoint l'an dernier le projet en apportant son troupeau de 100 vaches laitières. «C’est un choix humain, un choix de vie. Je suis avant tout une maman et je ne pouvais pas continuer ainsi. Soit j’arrêtais les vaches, soit je m’associais, option que j’ai retenue. Grâce à cette solution, j’ai pu garder mon salarié. Je suis toujours agricultrice, mais je ne suis plus seule sur ma ferme». Pour Francis Poiré, un autre associé, l’objectif est de pérenniser son exploitation.
Dernière interrogation : quand la première traite aura-t-elle lieu ? Cette question demeure pour l'instant sans réponse. «C’était au départ prévu pour avril 2014, puis en juillet. Après le massacre du mois de mai par les opposants au projet, il nous manque des pièces qui ont été volées. Nous avons pris du retard et nous n’avons aucune idée de la date à laquelle la ferme va pouvoir enfin fonctionner. Le plus vite possible on espère», a regretté Michel Welter.

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