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La filière du lin expose ses nouveaux débouchés

Be Linen, un plan de promotion à cofinancement européen, national et professionnel, s’achève par une exposition grand public.

Du 3 au 9 juin, une parcelle de lin de 1 000 m2 a coloré d’un vert acidulé la place du Palais-Royal à Paris.
Du 3 au 9 juin, une parcelle de lin de 1 000 m2 a coloré d’un vert acidulé la place du Palais-Royal à Paris.
© Pierrick Bourgault

La filière du lin teillé espère revenir en force dans une économie privilégiant écologie et développement durable. C’est l’un des thèmes de «LINcroyable récolte», semaine de popularisation organisée du 3 au 9 juin par la Confédération européenne du lin et du chanvre (CELC), qui a choisi d’exposer «un champ éphémère de 1 000 m2 de lin en rouissage» au cœur de Paris, place du Palais-Royal. Le grand public a pu y découvrir une large palette de débouchés, 90 % concernant le textile, mais aussi 10 % les matériaux techniques. «Le lin est presque aussi solide que la fibre de carbone mais deux fois plus léger et aussi plus souple, même s’il reste plus cher», sans parler de son caractère biodégradable et recyclable, souligne le p.-d.g. de la filature Safilin, Christian Mekerke.
À titre encore expérimental ou déjà sur le marché, le lin entre dans la composition de raquettes de tennis, de skis, de cadres de vélo, de planches de surf, de lampadaires. «Il y a du potentiel», a souligné le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, lors de l’inauguration le 3 juin. «La filière peut avoir de l’ambition», a-t-il ajouté, invitant ses acteurs à «faire le choix de l’investissement», avec comme exemple les projets de méthanisation appuyés par la Banque publique d’investissement).

Du ski au lampadaire
Pour l’agriculteur, le lin présente notamment l’avantage d’être une bonne tête d’assolement, de nécessiter peu d’intrants. Une plante «zéro irrigation, zéro déchet, zéro défoliant, puits de carbone», souligne-t-on à la CELC.
L’espoir des acteurs de la filière est aussi de réhabiliter le lin au quotidien. «Depuis deux à trois ans, on a une tendance appelée le “lin lavé”, notamment pour le linge de maison», signale olivier Ducatillion, p.-d.g. du tisseur Edouard Lemaître-Demeestere. «Le produit fait une percée en raison de son caractère écologique», ajoute l’industriel, évoquant un intérêt soutenu aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Scandinavie. Reste à bien différencier le lin d’autres fibres comme le chanvre et le rami. C’est la mission de l’observatoire des fibres végétales libériennes, nouvellement créé par la CELC. Sa mission est notamment d’assurer des formations à tous les laboratoires européens. À court ou moyen terme, l’observatoire vise à déterminer chaque type de fibre par voie ADN.

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