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La Fredon reconnue comme organisme à vocation sanitaire pour le végétal

Plusieurs défis se présentent à l’ensemble des élus et des personnels de la Fredon Picardie après sa reconnaissance comme OVS.

© AAP

La Fredon de Picardie a été reconnue comme organisme à vocation sanitaire (OVS) pour le végétal suite à la parution de l’arrêté ministériel du 31 mars 2014 après quatre ans de parcours. Valérie Pinchon, directrice de l'organisme, l'a indiqué d'emblée lors de l’assemblée générale qui s’est tenue à Amiens le 22 mai sous la présidence de Patrick Moizard.
C’était l’un des deux objectifs majeurs que s’était fixé la Fredon à l’issue des Etats généraux du sanitaire en 2010. L’autre objectif est d’obtenir l’accréditation Cofrac qui est indispensable pour espérer que l’OVS effectue des délégations de l’autorité administrative. «Nous nous donnons deux ans pour obtenir cette accréditation», a assuré Valérie Pinchon.

2015 année de tous les dangers
Les conséquences organisationnelles, à la fois de la reconnaissance en tant qu’OVS et de la démarche d’accréditation, sont loin d’être neutres pour la Fredon. C’est l’avis de Philippe Bonbled, chef de service au Sral, qui a qualifié l’année 2015 «d’année de tous les dangers». En effet, plusieurs défis se présentent à l’ensemble des élus et des personnels de la Fredon.
La modification des statuts votée en assemblée générale extraordinaire en juillet 2013 pour être en conformité avec la reconnaissance OVS repositionne l’objet principal de la Fredon sur la protection de l’état sanitaire du végétal dans l’intérêt général et justifie ses actions sur l’aire géographique de la Picardie, tout en garantissant son indépendance et son impartialité. Désormais, la Fredon accepte l’adhésion de plein droit de tout propriétaire ou détenteur de végétaux. Les adhérents seront répartis entre les trois collèges : celui des professionnels, celui des non-professionnels et celui des personnes publiques.

Obtenir l'accréditation
A compter du 1er janvier 2015, la reconnaissance en tant qu’OVS sera acquise de plein droit. Même si cette délégation n’est pas acquise d’office comme l’a rappelé Philippe Bonbled, on ne peut pas imaginer que la Fredon Picardie ne soit pas confirmée dans son savoir-faire. «Nous avons la volonté de réussir ensemble et je me félicite de l’action des différents intervenants pour avancer et faire face», a souligné Valérie Pinchon à l’adresse de Philippe Bonbled.
D’ailleurs, la certification pour "l’application et la distribution de produits phytos à des utilisateurs professionnels et non-professionnels" accordée à la Fredon à l’issue de l’audit du 27 septembre confirme la mobilisation de l’équipe régionale pour atteindre ses objectifs.
Pour conclure sur les défis de 2015, celui des missions confiées, complémentaires aux missions déléguées, n’est pas clos puisqu’il dépend du budget national. Celui de la mise en place de l’ASR (association sanitaire régionale commune au végétal et à l’animal) est à encore à concrétiser.
«Bouger dans un monde en plein mouvement nécessite une adaptation permanent de notre structure. C’est ce que nous faisons pour remplir nos missions et aussi répondre à des demandes précises dans tout ce qui touche au domaine du végétal. La Fredon est au service des agriculteurs qui doivent s’y intéresser», a conclu Patrick Moizard.

Zoom

La surveillance sanitaire du territoire : premier métier de la Fredon

• La mission de surveillance du territoire représente près de la moitié de l’activité de la Fredon. 42 % de cette activité sont constitués de missions déléguées et la question de leur pérennité est posée. 39 % sont des missions dites d’épidémio-surveillances, en pommes de terre, en légumes pour l’industrie et en arboriculture, et la question de leur lisibilité est posée.
L’accomplissement de ces missions suppose des visites dans les fermes. "Il est souhaitable que les agriculteurs et les propriétaires prennent conscience des atouts et contraintes de notre territoire sain en Picardie. Cette surveillance du territoire n'est pas une contrainte mais un atout pour la qualité de nos sols. En témoigne la venue d'industriels hollandais pour produire différentes semences dans la région", a commenté Valérie Pinchon 
• Le second métier consiste à promouvoir les bonnes pratiques agricoles. Ce qui suppose d’être acteur du plan éco-phyto et de répondre aux objectifs visés par les bonnes pratiques agricoles. Pour cela, la Fredon met en place chaque année, une plate-forme d’essais sur la ferme du Paraclet en vue de vérifier l’efficacité des produits, de rechercher des solutions alternatives, etc…
• Le troisième métier touche au laboratoire considéré comme un outil indispensable, de mieux en mieux reconnu. La forte augmentation de la demande notamment sur l’observation préalable le prouve.
• Enfin, le quatrième métier concerne l’axe 5 du plan éco-phyto à savoir, la sensibilisation en vue de la modification des pratiques dans le domaine phytosanitaires dans les zones non-agricoles. Cette action s’appuie sur une charte régionale que la Fredon développe en partenariat avec le Conseil régionale de Picardie et l'Agence de l'eau Seine-Normandie.

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