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Elevage
La grippe aviaire continue sa propagation, mais la Somme a un peu de répit

Les quatre zones de protection et de surveillance qui avaient été instaurées dans la Somme suite à la détection de plusieurs foyers de grippe aviaire sont désormais levées. Mais le virus continue sa propagation en France.

La dernière zone de protection, autour de Sailly-Flibeaucourt, doit être levée ce 5 novembre.
© survoldefrance.fr

S’en est fini du confinement pour les volailles des communes voisines d’Eu (76), d’Ailly-le-Haut-Clocher, de Quend et de Sailly-Flibeaucourt-Le Titre. La préfecture de la Somme a annoncé la levée de ces zones de protection et de surveillance qui avaient été instaurées suite à la détection de plusieurs foyers d’influenza aviaire hautement pathogène, le 17 octobre pour la première et le 1er novembre pour les deux suivantes. La zone de Sailly-Flibeaucourt, elle, doit être supprimée ce 5 novembre «sous réserve de la réalisation des dernières visites sanitaires obligatoires.»
La situation se stabilise enfin. «Les mesures de claustration des volailles et d’interdiction de chasse au gibier d’eau, au sein des périmètres concernés, ont ainsi permis de prévenir tout risque de diffusion de la maladie à d’autres élevages», annonce la préfecture dans un communiqué. La chasse au gibier d’eau sera à nouveau possible dans les zones concernées à partir des dates indiquées. Mais le niveau de risque modéré déclaré sur l’ensemble du territoire national le 30 septembre dernier demeure d’actualité. «Quatre-vingt-trois communes de la Somme situées en zone à risque particulier sont ainsi toujours concernées par le renforcement des mesures de protection et de surveillance des élevages : mise à l’abri des volailles, interdiction de rassemblement des volailles, interdiction des lâchers de gibiers à plumes, etc.», est-il rappelé.
Il n’est pas encore temps de crier victoire. Les foyers de grippe aviaire se multiplient un peu partout en France, principalement dans le Grand-Ouest et notamment dans les Pays de la Loire, l’une des principales régions de production de volailles et de canards reproducteurs pour le foie gras. Rien qu’en Vendée, trois élevages de dindes et quatre élevages de canards ont été contaminés en octobre, provoquant l’euthanasie de 83 500 volailles. Le 26 octobre, après la découverte d’un cas de grippe aviaire dans un élevage de l’Ain, une vingtaine de communes du Beaujolais ont été placées sous surveillance. Un autre cas a été détecté dans un élevage de Beauchamps-sur-Huillard (Loiret) justifiant la mise en place d’une zone de contrôle temporaire de dix kilomètres autour du foyer épidémique. Selon le bilan du ministère de l’Agriculture au 25 octobre, la France comptait 36 foyers d’influenza aviaire en élevage, contre 25 une semaine plus tôt.

Une mission d’information

Une mission d’information sur «la grippe aviaire et son impact sur les élevages» a donc été mise en place le 26 octobre par la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale. Pour l’heure deux co-rapporteurs ont été nommés : le député Charles Fournier (Europe-Ecologie les Verts, Indre-et-Loire) et son collègue Philippe Bolo (MoDem, Maine-et-Loire). Cette mission se penchera notamment sur les mesures prises par le Gouvernement pour lutter contre cette zoonose et auditionnera tous les acteurs impliqués : ministres, services vétérinaires, organisations syndicales, etc. Un rapport devrait être publié dans moins de six mois, a-t-on assuré à l’Assemblée nationale.

Thanksgiving remis en cause ?

La grippe aviaire ne touche pas que la France mais aussi d’autres parties du monde comme les États-Unis. Selon le ministère américain de l'Agriculture (USDA), la propagation effrénée du virus a déjà éliminé plus de 6 millions de dindes dans tout le pays, soit environ 14 % de la production nationale. Selon plusieurs estimations, les consommateurs, déjà frappés par l'inflation, devront payer 20 % ou plus par livre pour les dindes de Thanksgiving (qui a lieu le 24 novembre) par rapport aux prix de 2021. En 2022, l'épidémie de grippe aviaire est en passe de dépasser celle de 2015, où 50,5 millions d'oiseaux sont morts dans ce qui était alors «le pire événement de santé animale du pays». L’infection un temps éradiquée a repris en septembre et en octobre, avec des effets particulièrement dévastateurs pour les 2 500 élevages de dindes du pays, juste à temps pour les fêtes. Les exportations ont, quant à elles, baissé de 21 % depuis le début de l’année.
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