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La naissance de l’Afdi Hauts-de-France

L’association Agriculteurs français et développement international (Afdi) passe au format «grande région».

Cette fusion est programmée depuis plus d’un an, ont souligné Luc Desbuquois, président de l’Afdi Nord-Pas-de-Calais et Annie Mille, vice-présidente de l’Afdi Picardie.»
Cette fusion est programmée depuis plus d’un an, ont souligné Luc Desbuquois, président de l’Afdi Nord-Pas-de-Calais et Annie Mille, vice-présidente de l’Afdi Picardie.»
© D R


Les association Afdi Picardie et Afdi Nord-Pas-de-Calais ont tenu leurs dernières assemblées générales respectives, jeudi 9 juin dans la Citadelle d’Arras. A l’issue de celles-ci, elles ont fusionné pour former l’Afdi Hauts-de-France (cf. encadré). Cette journée était également l’occasion de revenir sur les actions menées par chacune des structures en 2015.
Pour l’Afdi Nord-Pas-de-Calais, cette année marque la concrétisation de son nouveau partenariat avec l’association togolaise UROPC-M, qui compte 2 431 producteurs. Ce partenariat est principalement axé sur le développement des filières maïs et soja, avec un appui à la coopérative, le développement des actions de commercialisation et la gestion en commun du petit matériel. Il se traduit, dans un premier temps, par un apport financier pour permettre au projet de se mettre en place, une aide exceptionnelle qui n’est versée que lors de la première année du projet. «C’est un groupe qui se prend en main, qui se met en marche, a souligné Luc Desbuquois, président de l’Afdi Nord-Pas-de-Calais, évoquant les paysans concernés. Nous sommes plein d’espoir.»
Le partenariat historique de l’Afdi Nord-Pas-de-Calais avec des paysans du Fouta Djallon en Guinée s’est également poursuivit. L’année 2015 marque d’ailleurs la fin de l’épidémie Ebola dans ce pays et donc une reprise des missions sur le terrain, après deux ans d’absence. Mais les conséquences de l’épidémie se font encore ressentir dans le pays et notamment pour l’agriculture : les producteurs de pommes de terre ont eu des difficultés à commercialiser, le stockage a été plus long et réalisé dans de mauvaises conditions, entraînant la perte de 7 % de la production en poids. Le partenariat dans ce pays se décline en trois axes : un appui au développement du service de conseil, un accompagnement autour de la gestion du stockage de pommes de terre et enfin l’installation des jeunes. «Nous avons rencontré des agriculteurs qui avaient travaillé plusieurs années en Europe et sont revenus dans leur pays pour s’installer, témoigne Luc Desbuquois. C’est une des plus grandes satisfactions que nous puissions avoir.»

De nouveaux horizons
Pour l’Afdi Picardie, représentée par Annie Mille, vice-présidente, c’est une page importante qui s’est tournée en 2015 puisque l’association a «clôturé» son partenariat avec le Centre d’appui à la gestion des exploitations familiales (Cagef) au Burkina Faso. Un partenariat qui durait depuis 17 ans. Désormais, les conseillers techniques sont performants et l’équipe d’élus capable de gérer le centre en toute autonomie. L’Afdi Picardie a ainsi mis en place «un dispositif de conseil performant, des aménagements efficaces» ; l’association a «poussé à la diversification des exploitations et à la formation de 115 femmes en élevage.»
Bruno Demory, de l’Afdi Picardie, a également évoqué leur partenariat en cours depuis dix ans à Madagascar : «Nous travaillons à un projet d’adduction d’eau potable et d’assainissement, ainsi qu’à la recherche de nouveaux débouchés pour la vente de cacao.» De nouveaux partenariats se créent aujourd’hui, comme un au Tchad autour du karité avec l’Aprofikam, et un autre encore au Cambodge. «Nous rejoignons au Cambodge un partenariat initié par d’autres Afdi avec la Fédération des associations paysannes promouvant l’entreprise agricole familiale (Faec), principalement axé sur la filière riz. La première mission a eu lieu début 2016.»
Les Afdi, qui ont eu 40 ans l’année dernière, ont donc encore de nombreux projets en cours ou à venir.

Fusion et nouveau nom

La fusion des deux Afdi s’est déroulée en plusieurs étapes : l’Afdi Nord-Pas-de-Calais a d’abord fait un apport d’actif à l’Afdi Picardie puis a été dissoute. Le territoire de l’Afdi Picardie a alors été étendu au territoire Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Cette dernière a ensuite changé de nom pour prendre celui de Afdi Hauts-de-France. De nouveaux statuts ont été créés pour la nouvelle structure, s’adaptant à l’évolution des organismes.
Le siège social de l’Afdi Hauts-de-France sera basé à Lille mais les bureaux et les salariés actuels resteront dans la même configuration. Le conseil d’administration sera composé de 45 personnes et ne se réunira que deux fois par an. Quant au bureau, il devrait être composé de six à neuf personnes. Il sera constitué lors de la première réunion du conseil d’administration en septembre ; c’est à ce moment-là que l’on connaîtra le nom du président de la structure. Jusque-là, Luc Desbuquois et Bertrand Venet, présidents des deux anciennes Afdi, assurerons une co-présidence.
«Cette fusion est programmée depuis plus d’un an, ont souligné Luc Desbuquois, président de la désormais ancienne Afdi Nord-Pas-de-Calais et Annie Mille, vice-présidente l’Afdi Picardie. Comme la région est devenue Hauts-de-France cela coule de source que les Afdi deviennent Hauts-de-France. Les personnels des deux structures se connaissent déjà, cela se passera très bien.»

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