Aller au contenu principal

La nouvelle carte des régions adoptée

Les députés ont adopté en deuxième lecture la nouvelle carte des régions, sans retenir les souhaits des sénateurs. Un nouveau texte sur leurs compétences des régions va être discuté prochainement au Parlement.

© AAP

L’Assemblée nationale a confirmé en deuxième lecture, le 19 novem­bre, la nouvelle carte des régions qu’elle avait adoptée lors d’un premier examen en juillet dernier. Contrairement au Sénat qui s’était prononcé sur 15 régions, l’Assemblée nationale s’est prononcée pour 13. Ainsi, l’Alsace qui voulait faire cavalier seul fusionne avec la Lorraine et Champagne Ardenne dans une grande région Est.
Le regroupement de la Picardie avec le Nord-Pas-de-Calais est confirmé malgré l’hostilité de Martine Aubry. Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon restent associés contrairement à l’intention du Sénat qui avait voté pour deux collectivités régionales séparées.
Il est également prévu qu’un département change de région et fasse valoir un droit d’option mais il faudra pour cela l’accord de la région d’accueil mais également de celle de départ.
Une deuxième loi qui viendra en discussion au Parlement au mois de décembre au Sénat et en janvier/février à l’Assemblée nationale portera sur les compétences.
Selon André Vallini, le secrétaire d’Etat chargé de la réforme territoriale, la réforme vise trois objectifs. D’abord un objectif de clarté et d’exigence démocratique pour que les citoyens et les élus s’y retrouvent. L’accumulation des échelons administratifs depuis 30 ans a abouti à une situation dans laquelle on «ne sait pas qui fait quoi». Deuxième objectif, à l’image de l’Italie et de l’Allemagne, la réforme vise à doter la France de régions grandes et puissantes «pour améliorer la compétitivité» et «attirer les investisseurs». Ainsi il reviendra aux régions de gérer le développement économique et l’aménagement du territoire. Dans ce cadre, elles hériteront du soutien à l’innovation, des collèges, du tourisme, des transports…

L’échelon départemental affaibli

 


Troisième objectif enfin : l’efficacité des services publics. Et pour le gouvernement, cela passe notamment par le renforcement et l’agrandissement des intercommunalités. Le seuil minimal pour en constituer une serait porté de 5 000 à 20 000 habitants avec des dérogations possibles pour les zones peu peuplées. Quant aux conseils départementaux (ex conseils généraux), ils seront vidés en partie de leur substance.
Ils sont certes maintenus pour la période 2015-2021, mais ils ne conserveront qu’une compétence sociale (aides aux personnes âgées, handicapées, aides sociales diverses) et de solidarité territoriale (transferts entre communes riches et pauvres). Leur éventuelle suppression nécessite une révision de la Constitution pour laquelle le gouvernement actuel ne dispose pas la majorité nécessaire des 3/5ème.
Selon André Vallini, la réforme devrait générer 5 à 6 milliards d’euros dans les cinq à dix ans à venir en «mutualisant et rationalisant les compétences». Son souhait est de parvenir à une stabilisation à son niveau actuel des effectifs de la fonction publique territoriale à 1,980 million de personnes et ce malgré des exigences citoyennes plus importantes qu’autrefois en matière d’environnement, de soutien à la petite enfance et d’animation culturelle notamment.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Le sol doit être ressuyé pour la préparation du lit de semences et suffisamment réchauffé pour optimiser la levée des plantes.
Lin fibre de printemps : bien préparer son semis

Le semis est une étape essentielle pour la réussite de la culture. Il conviendra d’assurer une bonne structure en travaillant…

Pour Julie Macron, membre des Jeunes agriculteurs de la Somme, cet après-midi  a permis de «familiariser les enfants avec notre quotidien d’agriculteurs».
Quand la visite à la ferme rime avec découverte et transmission

Le 10 mars, les élèves de CE1-CE2 de l’école de Bernaville ont enfilé leurs bottes pour une immersion à la ferme de Julie…

Violence dans les champs
« Violence dans les champs » : à quoi s’attendre avec ce documentaire engagé sur l’agriculture française

Diffusé ce dimanche 3 mai sur France 5 (21h05), Violence dans les champs revient sur les transformations de l’…

Isabelle Dumont vend toutes ses fraises en direct, à la ferme et aux marchés.  Un contact avec les clients qu’elle adore.
Les fraises du Santerre rougissent à Crémery depuis près de cinquante ans

En cette fin de semaine, c’est la première cueillette de la saison aux Fraises du Santerre, à Crémery. Pierre Dumont y a fait…

Denis Bully, président de la FDSEA de la Somme : en 2026 plus encore qu'en 2025, il ne faut planter que ce qu'on est  sûr de vendre.
Denis Bully : «Gérer la crise de la pomme de terre et ne pas l’amplifier»

Face à une crise inédite des excédents de pommes de terre, la filière s’organise pour écouler des volumes considérables en un…

Champagne : 40 % des bourgeons gelés

En zone champagne, 40 % des bourgeons auraient été détruits par le gel, selon l'interprofession. 

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde