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Pommes de terre
La pomme de terre industrie veut continuer de s’étendre

Les producteurs de pomme de terre pour l’industrie ont connu une relative bonne campagne 2023-2024. Pour le GIPT, les surfaces dédiées devront augmenter pour rester dans la course. 30 000 hectares supplémentaires sont visés à 2030.

200 000 hectares pourraient être emblavés en 2030.
200 000 hectares pourraient être emblavés en 2030.
© A. P.

Lors de son assemblée générale le 6 décembre, le GIPT (groupement interprofessionnel de la valorisation de la pomme de terre) a acté le fait que les surfaces dédiées à la pomme de terre en France devraient progresser encore pour accompagner l’augmentation attendue de la consommation mondiale de produits de pommes de terre. Avec déjà 170 000 hectares en 2024, la profession vise 30 000 hectares supplémentaires d’ici 2030. «L’étude Perpectives 2030 que nous avons menée avec FranceAgriMer, le CNIPT et l’UNPT montre qu’après une forte augmentation jusqu’en 2021, la production mondiale se stabilise», explique Bertrand Ouillon, délégué général du GIPT. «Elle progressera dans des pays à faibles rendements (20 t/ha) comme l’Inde ou la Chine, poussée par la demande qui tire l’industrie. La part de consommation des produits transformés dans ces pays est de 10 % contre 50 % en Europe, 74 % aux États-Unis. L’enjeu est de savoir qui fournira les 14 millions de tonnes de pommes de terre supplémentaires nécessaires au développement de cette consommation dans le monde.»

Pour le GIPT, la France a clairement un potentiel : depuis deux ans, le tissu industriel se renforce (usine Clarebout opérationnelle cette année, projets annoncés d’Ecofrost et d’Agristo). Des sites qui auront besoin de pommes de terre : «En 2024, les surfaces ont progressé de 12 000 hectares. Même si la production devient plus compliquée à cause du climat et de la pression parasitaire, il y a de l’avenir dans ces productions», se félicite Bertrand Ouillon.

Fécule en «restructuration»

L’assemblée générale fut aussi l’occasion de faire le point sur le marché de la fécule, une filière «en restructuration» après la fermeture de l’usine Téréos d’Haussimont. Le bilan féculier montre en effet un fort recul des tonnages de pommes de terre livrées, qui sont passé de 800 968 tonnes en 2022-2023 à 667 505 tonnes sur la campagne 2023-2024 (pour mémoire, la saison 2021-2022 avait aligné plus de 1,1 million de tonnes). Les surfaces dédiées sont passées de 20 221 hectares à 16 270 hectares.

Au-delà de l’impact Covid qui avait vu le marché de la fécule s’effondrer, la filière rencontre des problèmes de rendements à cause du climat : «Nous sommes passés d’une moyenne de 50 t/ha en 2015 à 40-43 t/ha», précise Bertrand Ouillon. «La fermeture de l’usine Téréos d’Haussimont et la réduction de voilure de Roquette qui privilégie la qualité pour ne pas saturer son outil de travail ont aussi impacté la production», précise Bertrand Ouillon.

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