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La préparation de sol, une étape clé

La préparation de sol est une étape capitale pour une bonne implantation des betteraves. À l’ITB, on souligne qu’ «il est important de respecter des règles», avant de les détailler. 

L’objectif de la préparation du sol est d’avoir un sol nivelé, peu motteux, et bien rappuyé pour avoir un bon contrôle de la profondeur de semis,  et faciliter les potentiels désherbages mécaniques.
L’objectif de la préparation du sol est d’avoir un sol nivelé, peu motteux, et bien rappuyé pour avoir un bon contrôle de la profondeur de semis, et faciliter les potentiels désherbages mécaniques.
© ITB

L’hiver a était marqué par une pluviomètrie importante, occasionnant un plaquage des labours. La période de gel du 7 au 14 février, avec un gel des sols sur
15 cm de profondeur, a permis un hivernage de ceux-ci. La reprise des sols devrait donc être meilleure qu’au printemps précédent, avec des sols moins compacts. L’objectif de la préparation du sol est d’avoir un sol nivelé, peu motteux, et bien rappuyé pour avoir un bon contrôle de la profondeur de semis, et faciliter les potentiels désherbages mécaniques.

 

Conseils pour une bonne préparation de sol

• Attendre que le sol soit suffisamment ressuyé pour limiter les risques de tassement

• Niveler le sol en limitant la profondeur des outils (7 à 8 cm au maximum), pour éviter un rappuyage insuffisant

• Limiter le nombre de passages pour ne pas avoir un sol trop fin et veule

• Rapprocher les passages d’outils et le semis au maximum surtout si les conditions sont séchantes

• Veiller à avoir un rappuyage homogène en croisant les passages de roues, avec une pression pneumatique adaptée, l’emploi de jumelage et une vitesse appropriée. La levée des betteraves est plus difficile dans les zones insuffisamment rappuyées

 

Conseils pour le semis

• Avoir un semoir révisé et en bon état de marche.

• Prévoir une densité de 110 000 à 115 000 graines par hectares, ce qui correspond à un espacement sur le rang de 19 à 20 cm pour un semis à 45 cm. Pour un semis à 50 cm, l’écartement sur le rang est de 17 à 18 cm.

• Placer la graine entre 2 et 2,5 cm (2,5 cm en cas de traitement de semence à base de téfluthrine), dans un lit de semence humide (utiliser les chasses mottes si présence importante de terre sèche en surface).

• Avoir un bon plombage de la graine, pour une optimisation de la vitesse de levée. Observer la mise en terre dès les premiers passages de semoir. 

• Arrêter les semis si des pluies sont annoncées dans les 24h.

• Attention, les semis avant le 15 mars augmentent le risque de montée à graine. Ce risque est plus important lors de l’utilisation de variétés doubles tolérantes.

• Ne pas mélanger les semences avec et sans traitement néonicotinoïde. Bien identifier la zone sans NNI pour surveiller au printemps la présence des pucerons verts.

 

Encore trop tôt pour semer 

À quelques très rares exceptions près, les semis de betteraves dans le département de la Somme n’avaient pas encore démarré en ce milieu de semaine. «Il y a eu une fenêtre de tir, mais elle a été étroite pour les planteurs de notre département», expliquait mardi matin le directeur adjoint de la CGB de la Somme, Jean-Jacques Fatous. Du côté de l’ITB, une note régionale rappelle les risques liés à des semis trop précoces (avant le 15 mars). Semer tôt, c’est en effet prendre le risque de dégrader son potentiel de productivité maximale. Le risque de montée à graines est également plus important, notamment «pour les variétés spécifiques tolérantes aux nématodes et au rhizoctone brun». 
Aux conditions pas encore favorables, il faut ensuite ajouter quelques difficultés dans la livraison des semences. «Oui, admet M. Fatous, les livraisons de graines sont tendues et tout le monde n’a pas encore reçu ses commandes». La raison ? Un retard lié à l’actualité sur la réautorisation temporaire des néonicotinoïdes. «Même si les semenciers ont su faire preuve de réactivité, il faut rappeler que l’arrêté autorisant la mise sur le marché et l’utilisation de semences de betteraves sucrières traitées n’est tombé que le 5 février dernier.» Une large majorité de planteurs pourrait avoir opté pour des semences enrobées pour les semis 2021, malgré des contraintes liées à leur utilisation : «C’est compréhensible, explique-t-on à la CGB 80. Les semences enrobées sont quand même un gage de sécurité. Personne n’a envie de revivre ce que l’on a vécu
en 2020.
» Vincent Fermon
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