Aller au contenu principal

Bien-être animal
La qualité de l’eau doit couler de source

L’abreuvement des bovins paraît tellement évident que peu d’éleveurs s’en soucient. Une eau de qualité est pourtant déterminante pour la production. Éva, conseillère indépendante, répond aux questions sur le sujet.

L’accès à une eau de qualité parait tellement évident que peu d’éleveurs s’en soucient. 
L’accès à une eau de qualité parait tellement évident que peu d’éleveurs s’en soucient. 
© Pixabay

Pourquoi la qualité de l’eau est-elle un sujet à aborder en élevage bovin ? 

C’est un réel enjeu de santé animale. Le sujet parait tellement évident que peu d’éleveurs s’en soucient. Quand un problème survient en élevage, le facteur de l’alimentation est souvent mis en avant. Or, l’eau est un constituant de la ration, parfois même ajoutée dans la mélangeuse. En élevage laitier, par exemple, le manque d’eau peut induire une baisse de la production de lait, et un problème de qualité peut amener à des problèmes de qualité de lait. La santé peut même être mise à mal, avec l’apparition de mammites, de diarrhées, de troubles digestifs… On estime qu’un ruminant a besoin de 40 à 100 litres d’eau par UGB et par jour. Ce besoin varie selon la température extérieure, le niveau de production de la vache et la constitution de la ration. Aussi, on peut tabler sur 4 l d’eau/kg de lait produit, et 4 l d’eau/kg de matière sèche ingérée. 

 

Qu’est-ce qu’une eau de qualité ? 

On pense à tort que si l’eau n’était pas bonne, les vaches ne la boiraient pas. La charte des bonnes pratiques d’élevage est très large sur le sujet. Il suffit d’une eau claire et sans odeur. C’est cependant un bon début. Pour cela, elle doit être régulièrement renouvelée, et 70 % des élevages n’y répondent pas. Un test très simple peut être réalisé pour s’en rendre compte : remplir un gobelet en plastique blanc depuis l’abreuvoir, et se demander si nous le boirions nous-même. La réponse est souvent non. Des petites astuces peuvent être mises en place, comme accrocher une brosse à l’abreuvoir pour le nettoyer quotidiennement. C’est une routine à installer.

 

Comment la vérifier ?

Pour s’assurer de sa qualité, une analyse biologique de l’eau est à effectuer au moins une fois par an s’il s’agit d’eau du réseau, et au moins deux fois par an pour une eau de forage, de pluie, ou retraitée. Encore faut-il savoir lire cette analyse. En priorité, il faut vérifier : le pH (qui doit être compris entre 6,5 et 8,5), le carbone organique (le résultat attendu est inférieur à 2 mg/l, sinon cela signifie qu’il y a un risque de prolifération de micro-organismes indésirables), la bactériologie (les bactéries sont recherchées car elles expriment une contamination par les bouses), et le bilan ionique et minéral. La concentration en nitrites élevée entraîne une baisse de l’oxygénation du sang. Le résultat attendu est inférieur à 0,5 mg/l. L’analyse de la concentration en nitrates est complémentaire. Le résultat attendu est inférieur à 50 mg/l.

 

Quels sont vos conseils dans le choix des points d’abreuvement ? 

Les normes de bien-être animal sont d’un abreuvoir pour dix vaches. Rares sont les élevages qui y répondent ! Pourtant, la multiplication des points d’eau permet leur accès aux vaches dominées. Pour cette même raison, mieux vaut ne pas les installer dans des aires de circulation. En pâture, éviter les chemins, déjà très piétinés et étroits. Il faut aussi penser à adapter l’accès à l’eau aux animaux. Les abreuvoirs des génisses, par exemple, sont souvent trop hauts pour elles.  

 

L’eau est aussi conductrice d’ondes. Pourquoi ce constat est-il indispensable à prendre en compte en élevage ? 

Effectivement, le corps est constitué à majorité d’eau, et les cellules des ruminants étant particulièrement sensibles aux ondes électromagnétiques, il faut donc faire attention aux interférences dans l’environnement. Il suffit d’un mauvais branchement de terre pour qu’un courant passe. Les vaches se mettent alors à laper l’eau plutôt que de l’aspirer. Même un poste de radio mal branché suffit pour qu’une vache refuse d’entrer en salle de traite. La venue d’un géobiologue pour repérer les failles peut être pertinent. 

 

Contact : https://conseilenagriculture.frbonjour@conseilenagriculture.fr

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Au coeur de nos terres avec Mathilde Seigner
« Au cœur de nos terres » et les tensions du monde agricole sur France 2

Entre drame familial et enjeux fonciers, la fiction « Au cœur de nos terres » met en lumière les fragilités et les…

À Mouflers, trois listes pour 96 habitants

À Mouflers, 96 habitants et certainement moins de 80 votants, remporter la mairie tient presque du concours de popularité… et…

Un duo père/fille de la Baie de Somme, en lice pour le titre en prairies naturelles

Benoît et Diane Maquigny, gérants de l’exploitation Beaumer, à Woignarue, en Baie de Somme, sont finalistes du Concours…

Vincent Lepers et Simon Pointel, président et salarié de la Cuma de Belloy-sur-Somme, ont la même optique de travail : «la communication avant tout».
À la Cuma de Belloy, des machines, mais surtout des Hommes

À la Cuma de Belloy-sur-Somme, c’est l’humain qui fait tourner les machines. Elle regroupe une quarantaine de fermes et fêtait…

À Fontaine-sur-Somme, Olivier Parcy lauréat des prairies agroécologiques

Éleveur de charolaises à Fontaine-sur-Somme, Olivier Parcy est le lauréat national des pratiques agro-écologiques - prairies…

harcèlement agression sexuelle Coordination rurale
Sur fond de soupçon de harcèlement et d’agression sexuelle, le SIA tourne au vinaigre pour la CR

La Coordination rurale (CR) traverse une crise interne majeure après des révélations d'agression sexuelle. J. L., 3e vice-…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 1 € par semaine
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Action Agricole Picarde
Consultez les versions numériques de l'Action Agricole Picarde et du site, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de l'Action Agricole Picarde