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La Vallée des Frênes, royaume samarien du poney Dartmoor

Bénédicte Guilbart, éleveuse de poneys Dartmoor à Fontaine-lès-Cappy, accueille un concours national de la race ce dimanche 5 septembre. Démonstrations, brocante équestre et marché d’artisans locaux en feront une sympathique journée. 

Lorsqu’elle était enfant, Bénédicte Guilbart a appris à monter sur un Dartmoor. La passion pour ce poney, originaire d’un plateau aride du sud de l’Angleterre qui lui a donné son nom et sa remarquable rusticité, ne l’a jamais quittée. Depuis 2014, cette fille et femme d’agriculteurs est installée à la Vallée des frênes, à Fontaine-lès-Cappy, à l’ouest de Péronne, en tant qu’éleveuse professionnelle. Ce dimanche, un concours national de la race Dartmoor y est organisé, ainsi que des démonstrations, une brocante équestre et un marché d’artisans locaux.
«C’est le poney de famille par excellence, annonce-t-elle. Il est rustique, infatigable, généreux, et très polyvalents. Il est franc en balade, il saute bien, il s’attelle facilement… Difficile de ne pas en tomber amoureux !» Ce poney de taille B - il toise 1,27 m au garrot au maximum - a tous les atouts pour faire craquer les amateurs de poneys : de grands yeux expressifs et de petites oreilles toujours en alerte. Sa crinière et son toupet bien fournis lui donnent des allures de peluche. Son dos et sa croupe très musclés, ainsi que ses membres à forte ossature, le dotent d’allures carrées et énergiques. Très souvent bai, mais aussi gris, alezan, et parfois rouan, toutes les robes sont admises sauf pie. «Les marques blanches sont tolérées mais peu appréciées», ajoute l’éleveuse.

Préserver la race

Grâce à ses dix poulinières, dont certaines sont nées à la maison, Bénédicte Guilbart participe à la préservation de la race dont les effectifs sont assez faibles. «Ils sont limités en Angleterre, et le sont encore plus chez nous. On compte une quarantaine de naissances en France. Alors le principal enjeux, c’est d’éviter la consanguinité.» La Vallée des frênes, du nom du lieu-dit où se trouve l’élevage, se repose sur ses quatre étalons pour saillir les ponettes. «Avec deux autres élevages, nous nous échangeons les étalons. Cela nous offre un roulement suffisant pour renouveler les générations.» Son petit dernier, Green Bell Pepper d’Ash, qu’elle a fait naître, se fait régulièrement remarquer en concours de saut d’obstacles sous la selle de sa jeune cavalière. «Les étalons sont la vitrine de l’élevage.» D’Ash ? «Tous les produits nés ici portent cet affixe, traduction de “frêne“ en anglais», explique Bénédicte. 
Pour le reste, les naissances et l’élevage des poneys se font presque seuls. «Les mères préfèrent pouliner dehors, au sein du troupeau, et une pas être embêtées par une présence hu-maine. Elles sont ensuite d’excellentes mères : ce sont de bonnes laitières, elles s’entraident… La nature est bien faite», sourit-elle. Les poneys de la Vallée des frênes bénéficient de tous les ingrédients pour bien se développer. «Les poulinages ont lieu en avril et mai, lorsque l’herbe est la plus riche. Les poulains vivent en troupeau et reçoivent donc l’éducation de leur mère. On les manipule assez peu, et pourtant, ils sont tous assez proches de l’homme.» Tous sont vendus entre le sevrage et trois ans. 

New Forest, cousin du Dartmoor

Pour permettre aux plus grands, et même aux adultes, de trouver leur monture idéale à la Val lée des frênes, Bénédicte se lancé désormais dans l’élevage de poneys New Forest, de taille D (1,48 m au garrot maximum), lui aussi originaire du sud de l’Angleterre. «Il est doté des mêmes qualités que le Dartmoor. C’est un peu son cousin, mais une taille au-dessus.» Illico d’Arden, élégant étalon bai, labellisé au standard de la race par le Stud-book anglais et premier des mâles de trois ans au National de la race 2021, sera à l’origine de la lignée. Les «d’Ash» n’ont pas fini de faire parler d’eux.

La Vallée des Frênes, élevage, pension et hébergement. 1 rue du Fay, 80340 Fontaine-lès-Cappy - Bénédicte Guilbart : 06 74 67 61 16

équin

 

Le confort des chevaux avant tout

En plus de l’élevage, La Vallée des frênes accueille les chevaux de propriétaires dans ses installations (carrière, manège parcours de Trec et chemins de balades). «Mon souci est de leur offrir une vie au plus proche de leurs besoins fondamentaux», confie Bénédicte Guilbart. Ici, pas d’animal au box. Tous vivent en groupes, à l’extérieur, dans des pâtures aménagées pour stimuler leur activité. «Mon mari, éleveur laitier, m’a toujours encouragé à gérer les prairies. J’ai donc suivi des formations de pâturage tournant, au fil. Le résultat est là !» Dans chaque parcelle, un grand abri est installé à l’opposé du bac à eau, pour inciter les déplacements. Perpendiculairement à l’espace de vie, des couloirs d’herbe ont été clôturés, chacun étant à nouveau coupé par un fil, reculé chaque jour. «On offre ainsi une ration d’herbe quotidienne qui correspond pile poil aux besoins de chacun. Il y a moins de refus, pas de frustration, et les problèmes de surpoids sont limités», commente Bénédicte.
 
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