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«La viande bio est perçue comme ayant tout bon» (Interbev/Ifop)

«La viande bio poursuit son envol. Les consommateurs en redemandent mais ils veulent en trouver plus facilement», a résumé Denis Lerouge, directeur communication d’Interbev, lors de la présentation, le 20 septembre à Paris, d’une enquête Ifop sur la viande bio. Parmi les 96 % de Français déclarant manger de la viande, 74 % consomment de la viande bio (+ 15 points en trois ans). Ils sont 3 % à ne manger que de la viande bio (2 % en 2017) et 24 % à le faire dès qu’ils en trouvent (21 % en 2017). Pourquoi cet engouement ? «Parce que la viande bio est perçue comme ayant tout bon», souligne Denis Lerouge : une «image positive en termes de qualité et de goût», des «bénéfices santé», le «bien-être animal» (élevage en plein air, médecines douces). Le «respect de l’environnement» ne vient qu’en 4e position, alors qu’il «est le point essentiel du cahier des charges bio». Un seul bémol, le prix de la viande bio, qui «constitue un obstacle pour une partie de la population». Le surcoût de la viande bio vendue au détail est estimé autour de 10 à 12 % en bœuf, en veau ou en agneau, mais à 30 % en volaille et en porc. Dans les filières granivores, «90 % du différentiel de prix de revient est dû à l’aliment, qui coûte trois fois plus cher», explique Philippe Cabarat, président de la commission bio d’Interbev et d’Inaporc. En 2017, les achats bio ont atteint 317 M€ en viande bovine (+13 %), 132 M€ en charcuterie (+22 %), 85 M€ en porc (+11 %) et 55 M€ en mouton (+12 %).

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