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La volatilité des prix au menu des coopératives laitières

Les coopératives laitières plaident pour la mise en place de systèmes assurantiels.

«Nous voulons que la production laitière reste partout, y compris dans les zones défavorisées», insiste Dominique Chargé, président de la Fncl.
«Nous voulons que la production laitière reste partout, y compris dans les zones défavorisées», insiste Dominique Chargé, président de la Fncl.
© Catherine Perrot

La Fédération nationale des coopératives laitières (Fncl) avait choisi la volatilité des prix comme thème de réflexion de son assemblée générale qui s’est tenue à Paris, le 23 avril. La fin des quotas laitiers et l’internationalisation des marchés ont en effet considérablement modifié la donne des coopératives habituées jusqu’à présent à une gestion administrative du marché du lait. Pour Dominique Chargé, le président, «la gestion de la volatilité ne pourra se passer de l’intervention des pouvoirs publics en cas d’amplitude extrême sur les marchés». Aussi la Fncl plaide-t-elle pour la création d’indicateurs européens «réactifs et efficaces», dans le cadre de l’Observatoire européen du secteur laitier. Elle se prononce également en faveur d’un système de gestion de crise beaucoup plus opérationnel qu’il ne l’est aujourd’hui pour faire face à des évènements aussi soudains qu’imprévisibles. Par exemple l’embargo russe.
Surtout, les coopératives laitières voudraient peser sur l’élaboration de la prochaine Pac en 2020 en prévoyant le transfert d’une partie des aides directes vers un système assurantiel. Le président ne cache pas sa préférence pour un mécanisme d’assurance marge, à l’image de ce qui a été décidé aux Etats-Unis pour les producteurs de lait.

Aide à la collecte
Les coopératives craignent également que la suppression des quotas laitiers signe l’abandon de la production dans les zones de montagne et défavorisées. Aussi la Fncl plaide-t-elle pour la création soit d’une aide à la collecte versée aux entreprises, soit d’une aide à l’acheminement versée aux producteurs. La réponse pourrait venir de fonds européens et des régions.
Il est également un sujet qui préoccupe les coopératives : l’information nutritionnelle des aliments préconisé par la loi santé actuellement en discussion au Parlement. Le conseiller du ministre a assuré qu’il était hors de question que les produits laitiers «soient stigmatisés». Le risque étant que les fleurons de la gastronomie française (Camembert, Comté, Epoisses et autres….) soient mis au rancart car trop gras ou trop salés.

240 coopératives laitières

La France compte 240 coopératives laitières, 56 000 associés coopérateurs et 20 000 salariés qui y travaillent. La coopération laitière pèse 14,5 milliards d’euros (soit 53% dans la filière) pour un volume total de lait collecté de 12,8 milliards de litres (soit 54 %) et un volume total de lait transformé de 10,7 milliards de litres (45 %). Les coopératives ont investi pour 990 millions d’euros au cours des cinq dernières années et elles projettent d’en faire autant (au moins un milliard d’euros) dans les cinq ans qui viennent.

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