Syndicalisme
L’accord UE-Mercosur, un choc majeur pour la filière betteravière : les betteraviers appelés à gagner Strasbourg
Face à la signature imminente de l’accord commercial entre le Mercosur et l’Union européenne et à l’accumulation de contraintes réglementaires, le syndicalisme betteravier appelle les planteurs à se mobiliser massivement le 20 janvier prochain à Strasbourg pour défendre l’avenir de la production de betteraves et les revenus des exploitations.
Face à la signature imminente de l’accord commercial entre le Mercosur et l’Union européenne et à l’accumulation de contraintes réglementaires, le syndicalisme betteravier appelle les planteurs à se mobiliser massivement le 20 janvier prochain à Strasbourg pour défendre l’avenir de la production de betteraves et les revenus des exploitations.
Comme pour d’autres filières, l’adoption de l’accord commerciale entre le Mercosur et l’Union européenne ne passe pas au sein de la filière betteravière française. Pour Fabien Hamot, président de la CGB Somme et secrétaire général de la CGB France, les conséquences potentielles sont considérables et immédiates : « L’enjeu pour notre filière est énorme avec 190 000 T de sucres et 8 M Hl d’éthanol, c’est 50 000 ha de betteraves qui sont en jeu », rappelait-il en ce début de semaine. Au-delà des chiffres, c’est la compétitivité même de la production européenne qui est menacée, poursuit le planteur installé à Rumaisnil, pointant du doigt des importations issues de pays ne respectant pas les mêmes normes environnementales, sociales et sanitaires.
Strasbourg, un passage obligé pour peser au niveau européen
Pour les betteraviers, la manifestation du 20 janvier à Strasbourg est donc lourde de sens puisqu’elle vise directement les institutions européennes et les élus du Parlement européen appelés à se positionner. « Il nous faut convaincre les députés européens de saisir la Cour de justice Européenne et nous irons le 20 janvier à Strasbourg pour cela », explique M. Hamot. Au-delà du Mercosur, les planteurs français estiment subir des règles plus contraignantes que celles de leurs voisins européens. Une situation que Fabien Hamot juge désormais inacceptable. « Nous subissons également des distorsions de concurrence en Europe et le Gouvernement doit maintenant prendre ses responsabilités et déposer immédiatement un Projet de Loi permettant aux planteurs de betteraves Français d’utiliser l’acétamipride et la Flupyradifurone pour lutter contre les pucerons et la jaunisse », écrit le secrétaire général de la CGB. « Maintenant ça suffit la coupe est pleine ! »