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L'autoguidage optimise aujourd'hui l'utilisation de la bineuse

Une des alternatives à la pulvérisation : la bineuse est de retour.

© AAP

La bineuse fait partie de la gamme d'outils de désherbage mécanique. Elle apporte une aide supplémentaire dans la gestion des adventices et peut constituer une alternative à un passage de pulvérisateur. Elle est souvent utilisée sur des cultures telles que betteraves, maïs, colza... En général toutes les cultures ayant un semis à large écartement, bien qu'il existe des bineuses fonctionnant sur blé par exemple. L'objectif de l'utilisation d'une bineuse n'est dans la plupart des cas pas de remplacer totalement le pulvérisateur, mais bien d'avoir recours à un moyen de désherbage supplémentaire.
L'utilisation d'une bineuse se prévoit dès le semis. Il faut impérativement utiliser une bineuse ayant le même nombre de rangs que le semoir, ce qui garantit une parfaite régularité des espaces inter-rangs. La préparation du sol lors du semis doit être soignée, de manière à avoir un bon nivellement pour éviter un travail alternativement trop profond ou trop superficiel de la bineuse.
Les conditions météo jouent également un rôle très important lors du binage. Ils est en effet souhaitable d'intervenir sur un sol bien ressuyé, et dans des conditions asséchantes. L'idéal est d'avoir un à deux jours sans pluie après le binage, pour éviter un "repiquage" des adventices déracinées. Les sols caillouteux sont en général peu propices à l'utilisation de la bineuse (usure prématurée, mauvaise stabilité de la bineuse...).

Les différents types de guidage
L'une des options de plus en plus plébiscitée par les utilisateurs est l'autoguidage de la bineuse. L'autoguidage permet de travailler au plus près de la plante, tout en gardant une vitesse de travail élevée, ce qui permet donc d'améliorer le confort d'utilisation et d'optimiser le débit de chantier. De nombreuses solutions existent en terme de guidage.
La plupart des système utilisent une interface qui va guider la bineuse par le biais d'un vérin hydraulique. Cette interface diffère peu d'un système à l'autre. Elle doit être conçue pour rester bien en ligne, en étant maintenue par des disques ou des pneumatiques en contact avec le sol. La stabilité de cette interface permet une plus grande précision et réactivité des vérins agissant sur le déplacement latéral de la bineuse.
Les variantes viennent principalement de l'élément qui va commander le guidage. L'une des solutions les moins onéreuses est le guidage par trace : un sillon est formé lors du semis (le sillon peut parfois être remplacé par un petit "tunnel") et sera réutilisé lors du passage de la bineuse. La bineuse se guide par le biais d'un coutre, ou d'une roue qui suit le sillon et donne l'information nécessaire au guidage. La présence de cailloux peut être une limite à l'utilisation du guidage par trace, ainsi que les intempéries qui peuvent dégrader la trace réalisée au semis, plus ou moins sensible selon les types de terre.
Viennent ensuite le guidage par palpeurs qui nécessite une plante suffisamment développée et rigide, et le guidage par cellules photoélectriques avec deux capteurs disposés de chaque côté du rang.
Le guidage par caméra est une des solutions qui se démocratise le plus. La caméra suit un ou plusieurs rangs de végétation. Celle ci peut parfois se trouver en défaut lorsque l'inter-rang est trop sali.
Enfin, le guidage par GPS équipé d'un signal précis tel que le RTK peut également être utilisé pour le binage. Le coût de ce dernier est parmi les plus élevé, mais présente l'avantage de pouvoir être valorisé sur d'autres utilisations.

Désherbinage
Le désherbinage est un concept qui pourrait être intéressant, de par sa capacité à intervenir mécaniquement entre les rangs et à compléter cette action par un désherbage classique sur le rang. Néanmoins le développement des désherbineuses n'est pas flagrant, et pour cause, la combinaison binage/pulvérisation ne permet pas de bénéficier des conditions de travail optimales pour chacune des actions. Alors que le binage doit s'effectuer par temps asséchant, pour détruire les adventices par dessiccation, la pulvérisation doit s'effectuer, elle, par forte hygrométrie (le matin, avec la rosée par exemple) pour assurer une bonne pénétration des substances actives.

Un investissement Éligible au PVE

La bineuse fait parti des investissements éligibles au PVE (Plan Végétal Environnement). A ce titre, elle peut bénéficier d'une aide à l'investissement allant jusqu'à 40 %. Pour cette campagne, les financeurs sont l'agence de l'eau Artois Picardie, l'Agence de l'eau Seine Normandie et le Conseil régional de Picardie. Attention, l'Etat ne finance pas cet appel à projets : seules les exploitations ayant une parcelle dans le zonages de l'Agence de l'eau Artois Picardie (voir carte), de l'Agence de l'eau Seine Normandie et du Conseil régional de Picardie sont éligibles. La date limite de dépôt des dossiers est le 30 septembre.

Plus d'informations sur www.chambres-agriculture-picardie.fr. Contact : Catherine Brandicourt, chambre d'agriculture, tél. 03 22 33 64 53.

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