Mobilité
Le « carburant du pouvoir d’achat » a franchi un cap
Avec 42 % du réseau français désormais équipé, le Superéthanol-E85 s’impose comme une solution concrète pour alléger la facture carburant tout en contribuant à la décarbonation des mobilités. Portée par une filière agricole française solide, la dynamique se poursuit en 2025.
Avec 42 % du réseau français désormais équipé, le Superéthanol-E85 s’impose comme une solution concrète pour alléger la facture carburant tout en contribuant à la décarbonation des mobilités. Portée par une filière agricole française solide, la dynamique se poursuit en 2025.
En novembre 2025, le Superéthanol-E85 a franchi un seuil symbolique : 4 000 stations-service équipées, soit 42 % des stations françaises. La progression est continue, avec « en moyenne, plus d’une nouvelle station E85 ouverte chaque jour depuis huit ans », souligne la Collective du bioéthanol. Résultat : près de 93 % des Français habitent à moins de 10 km d’une station E85, facilitant l’accès à ce carburant alternatif, notamment grâce à l’application Mes Stations E85, qui recense les points de distribution et actualise les prix quotidiennement.
Un carburant au service du pouvoir d’achat
À 0,72 €/litre en moyenne au 21 novembre 2025, contre 1,71 €/litre pour le SP95-E10, l’E85 reste le carburant le moins cher du marché. Pour un automobiliste parcourant 13 000 km par an, cela représente 735 € d’économies, et jusqu’à 1 130 € pour 20 000 km. La Collective du bioéthanol le rappelle : « Moins cher, plus vert, et toujours plus disponible, le Superéthanol-E85 est une solution pour décarboner le parc automobile existant et à venir en complément de l’électrification. »
Une contribution directe à la décarbonation
Composé de 60 à 85 % de bioéthanol, le Superéthanol-E85 permet de réduire en moyenne de 50 % les émissions nettes de CO₂ par rapport à l’essence fossile, et jusqu’à 90 % les émissions de particules.
Selon la filière, il s’agit d’une solution immédiatement opérationnelle, compatible avec des véhicules flex-E85 d’origine ou des véhicules essence équipés d’un boîtier de conversion homologué.
Une filière agricole française au cœur du dispositif
Le bioéthanol consommé en France est issu quasi exclusivement de l’agriculture nationale : betteraves sucrières, blé, maïs, résidus sucriers et amidonniers. En 2023, sa production n’a mobilisé que 0,66 % de la surface agricole utile française, nette des coproduits.
La Collective insiste également sur un point clé : « Le bioéthanol ne contient jamais d’huile de palme. » Les distilleries sont implantées au plus près des bassins de production, contribuant à la vitalité économique des territoires ruraux.
Vers un E85 sans fossile après 2035
Au niveau européen, le règlement sur les émissions de CO₂ prévoit déjà une place pour les véhicules utilisant des carburants neutres en carbone au-delà de 2035. Dans ce cadre, des travaux sont engagés pour développer un Superéthanol-E85 sans composant fossile, où l’essence serait remplacée par des carburants renouvelables, comme le bionaphta. « Un tel carburant existe en Californie depuis 2022 », rappelle la filière, qui voit dans cette perspective un levier majeur pour concilier mobilité, pouvoir d’achat et souveraineté énergétique.