Équin
Le cheval Henson, fier ambassadeur de la Baie de Somme à Paris
Chaque année maintenant, un Henson représente la race samarienne au Sia. Cette fois, il s’agit de Harley de Henson, un mâle de neuf ans de l’Espace équestre Henson-Marquenterre, qui participera au concours des chevaux des territoires. Il sera mené par Gaylord Franqueville, responsable agricole du site.
Chaque année maintenant, un Henson représente la race samarienne au Sia. Cette fois, il s’agit de Harley de Henson, un mâle de neuf ans de l’Espace équestre Henson-Marquenterre, qui participera au concours des chevaux des territoires. Il sera mené par Gaylord Franqueville, responsable agricole du site.
Marathon attelé, complicité en main et maniabilité. À ces trois épreuves du concours des chevaux des territoires du Sia, l’Espace équestre Henson-Marquenterre, à Saint-Quentin-en-Tourmont, espère bien que ses représentants seront les meilleurs. En tout cas, Gaylord Franqueville, responsable agricole du site, fait tout pour. Avec son cheval Harley de Henson, mâle de neuf ans, il prend l’entraînement au sérieux.
«J’ai présenté six chevaux devant un jury de sélection. Harley a été celui qui se comportait le mieux. Il a un bon mental, de belles allures, et correspond bien aux standards de la race», explique-t-il. Un deuxième Henson, Jerryl de Touvent, sept ans, l’accompagnera à Paris et sera sa réserve en cas de blessure. Depuis, Gaylord et Harley ont suivi trois stages avec le meneur expérimenté Clément Deschamps, champion du monde par équipe d’attelage solo. «Nous allons travailler jusqu’à vendredi (ce 20 février, ndlr), jour du départ», ajoute Gaylord. Même le train de vie du cheval a été adapté à l’événement. «Les Hensons sont faits pour vivre dehors toute l’année. Mais Harley est au box depuis un mois et demi, pour s’y habitué, et il a une couverture, pour éviter qu’il ne fasse trop de poil. Il fait chaud dans les halls de Paris Expo.»
Une belle vitrine
Pour Gaylord, il s’agira d’une première participation. L’année dernière, il avait accompagné sa compagne Lucie Bouville, qui avait fait une belle performance en épreuve montée cette fois, avec sa jument Hyrra de Henson. À quelques jours du départ, le stress monte un peu, mais il compte vivre l’expérience à fond. «Je ne pourrai pas y aller tous les ans, parce que les dix jours sur place sont épuisants. Et puis, en pleines vacances scolaires des parisiens, il y a énormément de travail à l’espace équestre», confie-t-il. Mais il sait que la présence d’un Henson est indispensable. «C’est une belle vitrine. Nous voulons pouvoir présenter la race régionale au public.»
Ce petit cheval «élégant et rustique», de couleur sable, né de croisements entre des chevaux Fjord et Selle français, est devenu l’un des meilleurs ambassadeurs de la Baie de Somme. La race, toute jeune, est reconnue depuis 2003. «Nous menons un gros travail de technique d’élevage et de génétique pour la faire progresser», assure Gaylord. Le passionné d’élevage, formé dans les vaches laitières, aura à cœur d’expliquer cela au grand public.