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Le Département de la Somme vote son budget pour 2018

Débattu en session plénière du 12 au 16 février, le budget primitif a été voté à hauteur de 824 millions d’euros.

Laurent Somon, entouré de ses vice-présidents, détaillait, le 8 février, le budget primitif 2018 à la presse.
Laurent Somon, entouré de ses vice-présidents, détaillait, le 8 février, le budget primitif 2018 à la presse.
© F. G.


Comme une valse à trois temps, le Département compte les pas. Arrivée aux affaires en 2015, la nouvelle majorité départementale retrace son parcours sur la «piste de danse» au travers des trois budgets qu’elle a construit. «2016 était le constat de la situation. 2017 s’est apparentée à la refondation. 2018 sonne l’heure de l’action», décline le président du Conseil départemental de la Somme, Laurent Somon. Traduction : après avoir remis de l’ordre dans les finances, il est temps désormais de passer à l’offensive. Et ce, d’autant que, «pour la première fois cette année, nous avons pu assurer le désendettement de la commune», se félicite le président. La dette est en effet passée de 293,3 millions d’euros en 2016 à 283 millions en 2017, soit 488 € par habitant contre 514 € pour les départements de la même strate démographique.
Mais si les voyants sont au vert, permettant notamment de ne pas augmenter la fiscalité cette année et de maintenir les investissements à hauteur de 75 millions d’euros, des incertitudes demeurent encore. La première d’entre elles concerne l’absence d’amélioration sur le plan de l’emploi dans le département, en dépit d’une légère amélioration à l’échelle des Hauts-de-France et de la reprise de l’économie nationale. A cela s’ajoute la loi de programmation des finances publiques pour 2018-2022, qui impose une baisse du taux d’endettement des collectivités territoriales, soit un frein sur les investissements futurs pouvant compromettre celui prévu pour le canal Seine-Nord Europe. Dernières incertitudes : quelles compensations de l’Etat sur les allocations de solidarité, ainsi que sur la protection des mineurs non accompagnés. La réponse de l’Etat se fait attendre. Le contexte n’empêchera pas cependant la collectivité de proposer un «budget maîtrisé et offensif, grâce au travail que nous avons accompli», martèle le président du Département.

Les grandes lignes du budget 2018
Arrêté à 824 millions d’euros, le budget se répartit de la manière suivante : 155 millions d’euros pour les investissements (75 millions pour les investissements et 80 millions pour le remboursement de la dette) et 668 millions d’euros pour le fonctionnement, dont 341 millions pour les politiques sociales et 100 millions pour les ressources humaines.
Au menu des investissements, 33 millions d’euros seront consacrés aux routes départementales et au canal. Plusieurs chantiers seront lancés cette année, dont le barreau reliant la rocade d’Amiens au CHRU (en partenariat avec Amiens Métropole), le nouveau giratoire pour faciliter l’accès à l’établissement Amazon sur la RD 934 (axe Amiens-Roye). De même, les nouveaux centres départementaux d’exploitation routière d’Ailly-sur-Noye et de Rosières-en-Santerre seront opérationnels. Enfin, une expérimentation de «route solaire» sera menée sur le parking du collège Jean-Marc Laurent d’Amiens. Il s’agit d’installer des panneaux photovoltaïques sur le revêtement du parking afin de produire de l’électricité (coût : 100 000 €).
Pour le volet personnes âgées et dépendantes, le budget alloué cette année s’élève à 149 millions d’euros. Des contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens seront désormais passés avec onze services de maintien à domicile volontaires, et une nouvelle tarification sera mise en œuvre à compter du 1er mars 2018. Par ailleurs, le recours au Cesu pré-financé (chèque emploi service universel) sera mis en œuvre en juillet 2018 pour réduire les formalités administratives et simplifier les moyens de paiement pour les allocataires de l’APA et de la PCH, en mode mandataire. Enfin, un portail APA sera mis en service mi-février pour permettre aux personnes âgées et à leur famille de suivre directement l’évolution de leurs droits personnels à cette allocation.
Pour ce qui est de l’insertion et du retour à l’emploi, 122 millions d’euros seront alloués. Au menu de 2018 : la mise en œuvre de la convention sur la formation des allocataires du RSA en partenariat avec la Région des Hauts-de-France, la mise en place avec Pôle Emploi d’un nouveau partenariat sur le thème de l’accompagnement vers le retour à l’emploi, et le renouvellement du chantier de nettoyage des abords des routes par les allocations du RSA, qui passera de 535 à 790 km.
Pour ce qui est des collèges, un budget de 21 millions d’euros est prévu. Cette année, les réhabilitations des collèges d’Ailly-le-Haut-Clocher, de Bernaville et de Nouvion-en-Ponthieu seront lancées. De plus, le plan collège 3.0 sera poursuivi, avec notamment le remplacement de neuf cents ordinateurs et le renouvellement de salles multimédias dans huit collèges. Par ailleurs, le tarif des cantines est maintenu. Et, bonne nouvelle pour les parents, l’allocation départementale de scolarité (qui est alignée sur les critères de la bourse d’Etat aux collégiens), versée aux familles de quelque 2 200 collégiens, sera revalorisée, passant de 64 à 80 € par an. Le budget consacré à cette allocation est de 860 000 €.
Pour la politique de solidarité territoriale avec les communes, les contrats de territoire seront lancés. Quant au nouveau schéma Internet et haut débit (2018-2024), il prévoit le déploiement de la fibre optique sur le reste du département pour un coût proche de 110 millions d’euros. Dans le domaine de la téléphonie mobile, le Conseil départemental de la Somme s’associe à la Région pour l’étude participative sur la qualité (ou non) de couverture du territoire par les opérateurs téléphoniques. Enfin, toujours dans ce même volet, la contribution du Département au budget du SDIS sera de 26 millions d’euros.

Sport, culture, agriculture et tourisme
Pour le sport et la culture, le budget s’élève à 10 millions d’euros. Et le Département d’annoncer la reprise du Centre culturel de Saint-Riquier, avec notamment son festival musical en juillet (qui sera géré en régie directe), mais aussi des actions en direction des élèves et collégiens, et ce, avec d’autres pôles culturels. Quid du label «Centre culturel de rencontres» ? «Pour nous, ce n’est pas une priorité», déclare le président.
Pour finir, le budget consacré au développement agricole et touristique a été fixé à 9 millions d’euros. L’appel à projets «Som’Innov’Agri» a été reconduit pour un montant de 200 000 €. Le réseau des véloroutes sera, quant à lui, développé. Une attention particulière sera portée sur l’accueil des touristes, en particulier venant d’Australie, dans le cadre de l’inauguration du mémorial de Villers-Bretonneux. Enfin, les orientations générales en termes d’achats publics de la collectivité vont être précisées, en particulier sur une amélioration de la connaissance des appels d’offres par les acteurs économiques, sur l’innovation, avec le souci de l’insertion des chômeurs de longue durée et du développement durable.

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