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Le développement d’InnovaFeed capte de nombreuses attentions

Le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique, Cédric O s’est offert une visite de l’usine d’élevage et de transformation d’insectes InnovaFeed à Nesle, lors d’un déplacement de deux jours dans les Hauts-de-France, sur la manière dont le numérique impacte le quotidien des Français.

En visite dans les Hauts-de-France, le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique, Cédric O a ajouté son nom  à la liste des personnalités venues visiter – et apporter leur soutien –, au développement d’InnovaFeed, à Nesle,  fin de semaine dernière.
En visite dans les Hauts-de-France, le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique, Cédric O a ajouté son nom à la liste des personnalités venues visiter – et apporter leur soutien –, au développement d’InnovaFeed, à Nesle, fin de semaine dernière.
© Vincent Fermon

Vendredi dernier, entouré d’une délégation d’élus locaux et des services de l’État, le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique, Cédric O, a ajouté son nom à la liste des personnalités venues visiter – et apporter leur soutien –, au développement d’InnovaFeed, à Nesle. Avec ses quelque 3 000 capteurs répartis sur le site, une activité encore jeune et innovante, et son leadership reconnu à travers le monde, InnovaFeed a sans mal capté l’attention du représentant du gouvernement. Ce dernier y a salué les investissements de la start-up et le développement «d’une nouvelle forme d’industrie qui vient remplacer des activités industrielles historiques disparues». Pour Cédric O, l’activité d’InnovaFeed est qualifiée volontiers «d’avenir» à plusieurs titres : «Nous avons ici le type d’installations qui répond à des impératifs environnementaux avec une industrie qui cherche à être plus durable et alimentaires avec une recherche sur la manière de produire autrement des protéines», a-t-il déclaré. 

 

Des investissements sans limites

Co-fondateur de l’entreprise, Clément Ray est revenu ensuite sur les ambitions d’InnovaFeed et souligné un développement «facile» : «Tout ce que l’on produit est acheté. Nous n’avons pas de limites dans les débouchés, ni dans le financement avec des partenaires qui nous suivent.» Le site samarien réalise un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros. L’an dernier, InnovaFeed a levé quelque 200 millions d’euros, bénéficiant également d’un soutien de France relance. Parmi les projets à plus ou moins long terme, InnovaFeed cite l’extension de son site de Nesle, des implantations ailleurs dans la région des Hauts-de-France, et des créations de sites industriels ailleurs dans le monde, dont une en Belgique (Gand) et aux États-Unis. Pour cela, le responsable d’InnovaFeed rappelle l’importance du partenariat : avec Cargill pour son projet outre-quiévrain ou ADM pour son implantation outre-Atlantique. À Nesle, l’entreprise profite d’une hyper proximité avec les entreprises Tereos (amidon) et Kogeban (biomasse). Quand la première lui fournit des déchets pour l’alimentation de ses mouches, l’autre lui permet d’utiliser son énergie fatale pour le chauffage de ses serres d’élevage. 

 

Vers l’alimentation humaine ? 

Sur les 100 000 tonnes de nutriments fabriqués à partir de matière première vivante – des larves de mouches élevées sous atmosphère contrôlée avec une température de 27° et une humidité de 78 % –, 15 000 tonnes sont des protéines destinées à l’alimentation animale sous forme de granulés. Le reste des produits se décline sous forme de frass (engrais), de poudre de larves et d’huile riche en acides gras. Si InnovaFeed explique travailler «aussi» sur une formulation destinée à l’alimentation humaine, «il y a encore du travail à faire…» Notamment pour convaincre de potentiels consommateurs. Mais Clément Ray y croit. Face à un Laurent Somon qui trouve le produit «amer» après l’avoir goûté, le co-fondateur d’InnovaFeed rétorque avec malice : «Le café, c’est amer aussi, et tout le monde aime cela.» Ou presque. 

 

Cédric O : «La protéine est un sujet majeur» 

Entre fabrication de compléments protéiques à base d’insectes pour l’alimentation animale et production de viande de synthèse, Cédric O ne veut pas avoir à choisir : «Ce n’est pas à moi de décider s’il faut développer plus l’un que l’autre», répond le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques. Ne pas choisir lui est d’autant plus facile qu’il est convaincu «qu’une technologie ne l’emportera pas sur l’autre, étant donné que le sujet de la protéine, qu’elle soit végétale ou animale» est un «sujet majeur», avec une demande mondiale qui n’est pas près de s’amoindrir. 
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