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Le don, une solution face à la crise de la pomme de terre

La fermeture des restaurants et des marchés pendant le confinement a engendré une crise de la pomme de terre. Des agriculteurs se sont tournés vers le don aux associations d’aide alimentaire pour éviter de détruire le fruit de leur travail.

Au total, en Hauts-de-France, du 17 mars au 19 juin 2020, plus de 744 tonnes de pommes de terre ont été données, soit l’équivalent de 1 488 000 repas aux plus démunis.
Au total, en Hauts-de-France, du 17 mars au 19 juin 2020, plus de 744 tonnes de pommes de terre ont été données, soit l’équivalent de 1 488 000 repas aux plus démunis.
© Solaal



«La conjoncture du Covid-19 a fait que j’ai beaucoup donné cette année, 49 tonnes au total», explique Samuel Catteau, producteur à Frelinghien (59). «Je suis content que mes produits, de bonne qualité, reviennent aux plus démunis. Nous, les agriculteurs, plantons des pommes de terre dans le but de nourrir. Par ailleurs, la réduction d’impôt permet de s’y retrouver un peu économiquement».  
Pierre Vanheeghe, producteur à Buysscheure (59), a donné 78 tonnes de pommes de terre pendant cette période et, depuis deux ans, il choisit Solaal pour organiser ses dons. «Solaal propose le seul service qui permet de contacter les personnes qui ont besoin des produits. Une association située à Bordeaux a récupéré une partie de mes pommes de terre. Seul, je n’aurai pas pu le faire. Donner devient très simple et facile !»
Certains agriculteurs ne pouvaient pas conditionner leurs pommes de terre. L’entreprise Debaere, située à Quesnoy-sur-Deûle (59), a proposé un prix intéressant pour le conditionnement et a donné de son temps pour organiser la récupération des produits par les associations d’aide alimentaire. Grâce à sa réactivité, ce sont plus de 218 tonnes de pommes de terre qui ont été récupérées, dont une partie provenait de son propre stock.
«Donner permet d’éviter le gaspillage d’aliments encore tout à fait consommables. Cela m’a fait plaisir de prendre part à une action solidaire, en conditionnant les produits destinés au don», témoigne Philippe Debaere, le gérant de l’entreprise. Il a aussi communiqué sur Solaal auprès des agriculteurs n’ayant pas la possibilité de vendre leur production. «Le volume des dons était important et Solaal a permis de gérer la récupération des dons sans que cela soit une perte de temps pour l’entreprise et les agriculteurs. C’était très pratique.»

Les associations saturées
D’un autre côté, les associations d’aide alimentaire présentes en région ont été vite saturées en pommes de terre. Il a fallu se tourner vers les associations nationales, mais aussi exceptionnellement les associations locales habilitées des autres régions de France.
Solaal proposait les dons aux associations d’aide alimentaire alors que Solaal Hauts-de-France restait l’interlocuteur privilégié des donateurs. Cette collaboration a permis de mettre en place des actions inédites comme l’acheminement de 30 tonnes de pommes de terre en Île-de-France. Emmaüs Île-de-France a organisé le transport pour récupérer les dons en Hauts-de-France. La BAPIF (Banque Alimentaire en Île-de-France) et AndesRungis ont servi de plateforme de collecte solidaire afin que les associations locales parisiennes puissent récupérer des quantités plus petites de pommes de terre sans surcoût de transport.
Au total, en Hauts-de-France, du 17 mars au 19 juin 2020, ce sont plus de 744 tonnes de pommes de terre qui ont été données. Solaal remercie tous les acteurs du don qui ont contribué à la distribution de l’équivalent de 1 488 000 repas aux plus démunis.

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