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Le festival de Saint-Riquier joue la carte de l’éclectisme

Pour ce deuxième festival, organisé en régie, le Département a souhaité ouvrir encore plus la programmation à tous les genres de musique et les formes artistiques. Top départ, le 2 juillet, pour dix jours de festivités.

Si les amateurs de l’ancienne formule du festival de Saint-Riquier - orientée exclusivement sur la musique classique de très haut niveau - ne s’y retrouvent plus forcément, le Département persiste et signe dans la nouvelle orientation qu’il a définie pour ce festival, dans le cadre prestigieux de l’abbaye de Saint-Riquier. «Pour intéresser un plus large public, nous avons souhaité engager le festival dans une programmation plus éclectique en matière musicale, et plus diversifiée en termes de disciplines artistiques. Si la programmation est aussi diversifiée que l’an dernier, elle est cependant, cette année, orientée un peu plus vers le jazz», explique le président du Conseil départemental de la Somme, Laurent Somon. Diversifiée, la programmation le sera aussi sur le plan géographique car, outre l’abbaye de Saint-Riquier, des spectacles seront aussi donnés à Abbeville, Rue et au Touquet, dans le cadre d’un nouveau partenariat avec cette dernière ville.

Les têtes d’affiche
Non seulement des têtes d’affiche seront au rendez-vous telles que Manu Dibango (5 juillet), Melody Gardot (4 juillet), Dee Dee Bridgewater (2 juillet), ou encore le chanteur de Supertramp, Roger Hodgson (3 juillet) mais, en plus, leurs concerts seront donnés en exclusivité à l’abbaye de Saint-Riquier. Ainsi, Melody Gardot sera accompagnée d’un orchestre à cordes et Manu Dibango par l’orchestre Lamoureux, orchestre symphonique parisien de belle renommée. Tous ces concerts auront lieu dans l’abbatiale, à 20h30, hormis celui de Roger Hodgson, qui aura lieu sur le parvis de l’abbatiale.
Des têtes d’affiche, en musique classique, seront aussi au rendez-vous, avec le pianiste Roger Muraro (7 juillet, lieu non encore défini), mais aussi Renaud Capuçon (8 et 9 juillet), le jeune Edgar Moreau (10 juillet) et l’incontounable interprète de Rachmaninov, Nicholas Angelich (11 juillet), qui jouera avec l’orchestre philarmonique de Radio France. Pour conclure le festival, le quatuor Evolutiv Brass, nos têtes d’affiche régionales que l’on ne présente plus, explorera toutes les possibilités du cuivre.

Du in au off
A la demande du public en quête d’un répertoire d’opérettes, le festival a programmé, le 7 juillet, à la salle municipale de Saint-Riquier, le spectacle de la Compagnie Paris Chéri(es), «Frivolités parisiennes», construit autour des chansons polissonnes, qui ont fleuri au cours de la IIIe République. De la polka à la conga, en passant par le mambo, le fox-trot et la valse, il y en aura pour tous les goûts.
Côté festival off, on retrouvera «Terrasses en musique», avec des groupes qui vous feront danser aux sons du groove, du rock et de la musique celtique. Le Préô, café-théatre de Saint-Riquier, accueillera, lui, des concerts de musiques actuelles, du 5 au 11 juillet. Danser, vous le pourrez aussi dans les granges du jardin de l’abbaye, avec le Bal Tak’Show. Au programme : musette, chanson française, musiques du monde.
Enfin, cinq expositions permettront de vous faire découvrir différents univers : la danse contemporaine en partenariat avec le Centre Pompidou, la photographie, la peinture et la sculpture. On vous l’a dit, l’éclectisme est bel et bien au rendez-vous, cette année encore.


Tout le programme du festival et réservations sur www.festivalsaint-riquier.fr

Journée Eldorado

Le Mexique s’invitera à Saint-Riquier le 6 juillet. Carte blanche sera alors donnée, tout au long de la journée, aux orchestres d’harmonie de la région, dans le cadre d’Eldorado avec «Lille 3000». Exceptionnelle, la journée devrait l’être selon son directeur artistique, Hervé Brisse, «car il n’est pas fréquent qu’un festival de renom fasse place aux amateurs, et c’est ce que nous ferons tout au long de ce samedi». A ceux qui penseraient que la pratique amateur et la pratique professionnelle ne font pas bon ménage, le musicien a une réponse toute prête : «Il n’existe qu’une seule musique, celle qui est de qualité
Après une table ronde sur «Les ensembles d’instruments à vent au XXIe siècle, amateurs, professionnels, répertoire, image et publics», à 10h, salle de la mairie, à Saint-Riquier, des concerts «kiosques» seront donnés, à 11h30, à Saint-Valéry-sur-Somme et à Ailly-le-Haut-Clocher. A 16h, plusieurs ochestres de la Picardie maritime, avec des classes du Conservatoire à rayonnement intercommunal de la Baie de Somme joueront le conte musical, «Machu Pichuu», à l’abbatiale. Suivront des aubades musicales sur le parvis, une exposition d’alebrijes, puis un programme musical, à partir de 21h, avec l’orchestre Voltige et l’orchestre d’Harmonie d’Epehy. Au piano : Dana Ciocarlie.

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