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Culture marine
Le marché de la salicorne samarienne en difficulté

Dans la matinée du 18 juillet, Marie-Sophie Lesne, s’est rendue dans le Crotoy. La vice-présidente de la Région Hauts-de-France est allée à la rencontre des pêcheurs à pied de la Baie de Somme afin d’écouter leurs revendications. Et la situation du marché de la salicorne ne va pas en s’arrangeant.

La filière veut élaborer une marque régionale afin de distinguer les produits locaux.
La filière veut élaborer une marque régionale afin de distinguer les produits locaux.
© Pixabay

Marie-Sophie Lesne, vice-présidente de la Région Hauts-de-France en charge de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de l’enseignement agricole et de la pêche est allée à la rencontre des pêcheurs à pied, jeudi 18 juillet, au Crotoy.  L’occasion parfaite pour les récolteurs de salicornes de parler de la concurrence déloyale qu’ils subissent : «La concurrence va détruire tranquillement notre activité», explique René Michon, présidente de l’association Ramasseurs salicornes. Depuis plu-sieurs années, ce phénomène se répète et les membres de cette association ne cessent d’alerter.  Aujourd’hui, 140 ramasseurs de salicornes sont recensés en Baie de Somme. Alors, il est impératif pour Marie-Sophie Lesne «d’aider cette micro-filière». Le principal problème pour les ramasseurs samariens, c’est la provenance du produit qui ne se trouve plus seulement en Baie de Somme. «On trouve des salicornes sans indication sur leur origine, le lieu et récolte. Et maintenant, c’est cultivé partout», ajoute Renée Michon.

 

Le terroir de la baie

La salicorne n’est plus seulement sauvage, on peut en trouver en Hollande, au Portugal ou dans d’autres exploitations françaises. «J’ai goûté celles des Normands, elles sont bonnes et ça me fait peur.» L’exploitante a vu sa production passer de 120 à 30 tonnes en dix ans. Mais la qualité du produit n’est pas toujours au rendez-vous : «J’ai aussi goûté les Hollandaises. J’ai recraché. Quand on goûte cela, on n’a plus envie d’en racheter.» Le marché de salicorne fait face à une demande annuelle des consommateurs. Et rien de plus simple pour commencer sa production : «Vous pouvez acheter des graines sur Internet, il suffit de sable, de sel et d’eau», regrette Samuel Gamain, vice-président du comité régional des pêches des Hauts-de-France également représentant des pêcheurs à pied. Lors de la réunion, Renée Michon a défendu un terroir propre à la Baie de Somme : «Nous respectons des normes sans aides et nous préservons une ressource ancestrale, naturelle, qui pousse dans la Baie de Somme. Sa saveur est unique et reconnaissable et sa qualité aussi.»

 

Des règles communes

Pour la présidente de l’association, il devient essentiel de protéger ce savoir-faire unique, mais reconnait que la chose n’est pas simple : «C’est compliqué de mettre des règles communes parce qu’il faut que tout le monde soit d’accord.» Marie-Sophie Lesne rappelle de son côté les solutions déjà mises en place pour les ramasseurs : «Avec Qualimentaire, nous avons des moyens en études marketing et communication pour travailler ce sujet, notamment au sein de la marque Hauts-de-France, en créant peut-être une marque locale», a-t-elle souligné.  «Il faut mettre en place un cahier des charges, pour qu’il devienne un cahier des chances.» L’élue a aussi proposé aux représentants de la filière d’emmener une délégation à Bruxelles afin d’exposer les problèmes et de discuter des solutions.

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